Mission accomplie pour les Belgian Cats: «Je suis très fier», lance Philip Mestdagh, l’entraîneur (vidéo)

@Belga
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Philip Mestdagh était un coach heureux à l’issue de la qualification olympique de « ses » Belgian Cats à Ostende à l’issue d’une victoire contre la Suède et d’un tournoi qu’il a cependant jugé « stressant » dimanche dans une grosse ambiance au Versluys Dôme d’Ostende.

« Je suis très heureux de la qualification, mais je ne ressors pas entièrement satisfait du tournoi. On va fêter cela puis retourner rapidement au travail. Le sentiment à l’Euro 2019 où nous avions décroché une place pour ce tournoi ici avait un goût de trop peu. Il faut se montrer plus ambitieux. Je suis persuadé que nous aurions pu aller jusqu’en finale, avec tout le respect dû aux autres équipes. Ici, nous manquons notre match contre le Canada. Avec une victoire et une autre ensuite contre le Japon samedi, nous étions tranquilles. Il a fallu attendre ce match contre la Suède pour finir le job. Je suis très fier de mes joueuses et de mon staff. C’est un réel plaisir de travailler avec eux, mais je souhaite vraiment que l’on soit plus ambitieux. »

Philip Mestdagh voudrait en effet voir ses Cats plus dominatrices et capables de « tuer » une rencontre pour éviter les moments de stress trop souvent vécus au fil des rencontres et monter, qui sait, sur un podium mondial ou décrocher un titre européen. C’est un pas supplémentaire à franchir. « Nous sommes partis de rien », a rappelé en effet Philip Mestdagh. Assistant de Daniel Goethals qui fut le premier à avoir voulu redonner des couleurs à l’équipe nationale, le sélectionneur flandrien de Ypres, 57 ans, est devenu ’head coach’ en 2015.

« Pour la première fois depuis dix ans, nous nous sommes qualifiés pour un championnat d’Europe et directement nous avons pris une médaille de bronze. La spirale était en marche et le train s’est mis à rouler. Cette 3e place à Prague nous donnait une place à la Coupe du monde où nous avons fini 4es à Tenerife et une nouvelle qualification pour l’Euro 2019 en Serbie nous a permis d’y terminer 5e, d’où notre place ici à ce tournoi de qualification olympique. Pour cette génération de joueuses et ce staff qui est resté inchangé depuis le début, c’est un rêve », a répété Philip Mestdagh à qui l’on doit d’avoir formé, dans son club de Ypres, beaucoup de joueuses figurant en équipe nationale à commencer par Emma Meesseman, ses filles, Kim et Hanne Mestdagh ou Julie Vanloo, qui n’a pas été reprise cette fois.

À cette exceptionnelle génération, championne d’Europe U18 en 2011 avec Antonia Delaere, est venue s’ajouter Julie Allemand, la meneuse liégeoise, et Kyara Linskens, l’intérieure ostendaise. On doit aussi à Philip Mestdagh d’avoir réussi à ramener Ann Wauters et de maintenir à la tête des Cats Emma Meesseman, malgré les sollicitations de la WNBA. « La nouvelle formule des fenêtres internationales a facilité ses retours », a précisé humblement Philip Mestdagh, secondé depuis ses débuts en équipe nationale par Pierre Cornia.

L’âge d’or des Belgian Cats leur permet de participer aux Jeux Olympiques. La Belgique avait dans le passé conquis une 6e place à l’Euro de Patras en 2003 avec Benny Mertens, et déjà, Ann Wauters dans ses rangs. L’intérieure flandrienne, 39 ans, fut là aussi quatre ans plus tard à Chieti pour une 7e place au final avec Laurent Buffard, et Marjorie Carpréaux, trop juste cependant pour décrocher un ticket pour le tournoi de qualification olympique en vue des JO de 2008 à Pékin.

Dix ans de disette plus tard et grâce à l’émergence d’une génération dorée autour d’Emma Meesseman, 26 ans, trois fois championne d’Europe avec Ekaterinbourg, championne WNBA avec Washington Mystics (tout comme Kim Mestdagh) cet été dont elle fut la MVP des finales, les exploits des Belgian Cats se sont succédés jusqu’à cette historique qualification olympique.

 
 
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