C'est inventé près de chez vous : le composteur connecté !

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Elles s’appellent Fiona, Laetitia et Adélaide. Elles terminent leurs études d’ingénieur à Louvain-la-Neuve. Et depuis un an, elles cumulent les cours avec un projet entrepreneurial. Ce dernier a déjà gagné un prix (au concours Innovation Cup). Il faut dire que l'idée est pile dans la tendance -très actuelle- du «zéro déchet». En clair, il s'agit de mettre au point un composteur simple à utiliser. Green et easy. D'où le nom : Greenzy.

Des relevés sur le smartphone

Tout part d'un constat : les déchets organiques représentent l'essentiel de nos poubelles et finissent généralement à l'incinérateur ou à la décharge. C'est absurde, puisqu'ils peuvent être compostés. Or, chacun peut agir à son niveau. En utilisant, par exemple, un composteur d'intérieur. C'est ici que surgit le problème : les modèles présents sur le marché ne sont guère satisfaisants. Ceux qui fonctionnent avec des vers de terre sont un brin repoussants et réclament de l'expertise. Ceux qui fonctionnent avec des micro-organismes sont lents et dégagent parfois des odeurs.

Greenzy a l'ambition de changer cela. «Notre composteur utilise des micro-organismes mais nous en accélérons le travail, explique ainsi Adélaide Biebuyck. Les déchets sont broyés automatiquement, puis mélangés régulièrement. Cela facilite leur biodégradation. De sorte qu'en un à deux mois, on obtient un terreau de qualité.» Et ce n'est pas tout. Le Greenzy est également équipé de capteurs qui surveillent tout le processus. «Ils envoient les relevés vers une application de smartphone que nous sommes aussi en train de développer, précise Fiona Milano. De sorte que l'utilisateur pourra piloter le compostage depuis son mobile. Il sera alerté, si les conditions d'humidité, d'aération ou autres doivent être modifiées.»

Prototypes, essais et validation

Un premier prototype est en passe d'être assemblé. Des essais suivront. «Une fois au point, un second prototype sera construit et dupliqué en plusieurs exemplaires, détaille Laetitia Dupret. Viendra alors la validation finale en conditions réelles par une série de ménages. La mise sur le marché, elle, pourrait démarrer en 2020.» La Belgique sera d'abord visée. Seuls deux concurrents utilisent une technologie relativement similaire, l'un aux Etats-Unis et l'autre en Estonie. Mais aucun ne propose d'application connexe. Une étude de marché a été menée. Positive. L'affaire a donc du potentiel.

A condition de passer une étape cruciale : le financement. Des moyens sont nécessaires pour lancer l'entreprise et assurer la phase liée au second prototype. Un plan financier a déjà été dressé. Il reste à convaincre des investisseurs. En tout cas, le chemin parcouru est déjà long pour les trois filles qui disent «avoir découvert l'entrepreneuriat par hasard, lors d'un programme de simulation en troisième Polytech. Depuis lors, le virus ne nous a plus quitté...»

 

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