« La vie n’a de sens que si tu réalises tes rêves »

« La vie n’a de sens que si tu réalises tes rêves »

Passé d’un poste de salarié chez Microsoft à la création de sa boîte de surf, Antoine Cardyn a vécu les deux extrêmes. Avec, dans les deux cas quand même, une constante : une grande liberté et une grande autonomie dans l’organisation de son quotidien.

Ton master en économie en poche, tu décroches un job chez Microsoft. Une voie de haut vol, mais plutôt classique pour un rebelle ?

Tout est parti d’une jambe cassée... en surfant en Australie. L’immobilité pendant des mois, c’était l’horreur pour un hyperactif. Je ruminais et je me suis demandé : “Tony, que veux-tu faire de ta vie?” Alors je me suis mis un objectif en tête : bosser dans une très grosse boîte. Ça pouvait faire sourire, parce qu’à l’université, je passais parfois plus de temps sur un skate que dans les auditoires. Mais devant un challenge, j’oublie les obstacles... jusqu’à atteindre mon but ! Je finis par obtenir un stage de 6 mois chez Microsoft. Après quelques semaines, j’étais dans les journaux aux côtés de Steve Balmer (ndlr l’ex-CEO de Microsoft) pour l’un de mes projets. Ça se passe tellement bien qu’ils m’offrent un contrat aux Pays-Bas pour gérer les relations avec les fondations. De la chance ? Peut-être ! Mais il faut la forcer, avoir de l’instinct et de l’audace.

En fin de compte, tu restes presque 9 ans chez le géant de l’informatique ?

À l’issue de mon contrat de 3 ans, un recruteur me propose d’intégrer la division commerciale de Microsoft. Cela ne me branchait pas trop… Mais ma grand-mère disait : “des remords valent mieux que des regrets”. J’ai relevé le défi ! Avec le recul, c’était une expérience incroyable : 8 à 12 heures de boulot par semaine, mais que je compensais par de super performances. J’avais la liberté pour oser “faire autrement”… et ça fonctionnait. Microsoft a compris qu’il est inutile d’attacher ses employés aux bureaux. Les talents s’expriment mieux s’ils sont libres, s’ils peuvent être authentiques. Un environnement idéal pour moi : des objectifs clairs, mais une pleine autonomie de méthodes.

En octobre 2014, tu quittes tout pour devenir « freesurfer »…

Mon département commençait à dégraisser, mais mon boss avait un souci : mes chiffres étaient au-dessus des targets et ma tête était sur les posters de la boîte (rires). Alors ils m’ont proposé de prendre la porte, ma planche de surf et une coquette somme d’argent… sans trop faire de bruit. Dans ma tête, j’étais heureux : ça faisait un petit temps que je sentais la fin de mon parcours corporate approché… et mon rêve d’enfance revenait à la surface : surfer chaque jour ! Mon mentor, Luc de Brabandere (aussi mon parrain : oui, j’ai un peu de chance), m’a transmis cette stratégie de vie : “la passion avant tout, donne ensuite le meilleur de toi dans une grande boîte pendant 5 à 10 ans et puis… pars en Asie”. C’était le moment de le réaliser.


Le quotidien d’Antoine à Bali

Depuis 4 ans, tu as posé tes planches à Bali…

Après quelques business autour du surf, j’ai créé une entreprise dans l’immobilier. Encore, ce besoin de mener des projets. J’ai eu un profond respect pour les entrepreneurs ! Je suis programmé pour ça et je m’en sors plutôt bien… Évidemment, le surf occupe une grande place dans mon quotidien, car j’ai une sacrée marge de progression (rires). Après plusieurs années d’activités “intellectuelles”, je veux aussi consacrer du temps à développer mon côté artistique.

Travailler en short et en tongs : c’est cela l’idéal des nouvelles générations ?

Dans mon espace de coworking, je ne suis entouré que de talents qui le pensent. Les entreprises qui survivront, ce sont celles qui auront intégré ces paramètres. En tant qu’employeur, aujourd’hui, je l’applique : de l’autonomie, tout en responsabilisant mes employés et en leur fixant des objectifs.

Un conseil de bouquin pour les plus jeunes ?

La Semaine de 4 heures de Tim Ferriss. C’est un excellent point de départ…

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