Des projets pour se former à l’esprit d’entreprendre

Des projets pour se former à l’esprit d’entreprendre

Ils sont une trentaine à avoir soumis leur projet au YET Award, le organisé par YET.brussels, mais 5 seulement à avoir eu l'opportunité de le pitcher devant le jury. Un jury composé d'experts de tout bord, de personnalités des réseaux sociaux et de Génération Le Soir.

Palmarès Les trois prix du jury d'experts :

• Or (3.000€) : Back to basics.
• Argent (2.000€) : BX Flow
• Bronze (1.000€) : Bien ou Bien

Prix du public (1.000€) : Nakama

Prix des parrains, GuiHome et Flo Windey (500€) : Festivaleke Gratin de cultures

Génération Le Soir a par ailleurs décerné le prix de la presse à Bien ou Bien, dont le pitch a particulièrement convaincu dans sa dimension entrepreneuriale. Asbl créée il y a un an par les jeunes et pour les jeunes, Bien ou Bien rassemble une quarantaine de Molenbeekois âgés de 16 à 24 ans, encadrés par un éducateur. L’objectif de la structure : encourager les jeunes à monter leurs propres projets de A à Z. L’an dernier, certains ont ainsi pu s’envoler pour un voyage humanitaire de 10 jours au Sénégal.

Une expérience inoubliable

L’expérience, évidemment, a marqué les esprits sur le plan humain, mais pas seulement. Et c’est bien là la raison d’être de ce YET Award. Bien ou Bien, c’est aussi un apprentissage entrepreneurial. “Quand on crée une entreprise, il faut savoir travailler en groupe, il faut savoir répartir les tâches, et c’est ce qu’on apprend au quotidien. Quand on monte des projets, on essaie de transmettre une tâche à chacun et chacun doit mener cette tâche à bien et ensuite travailler en collectivité. C’est la base d’une entreprise. Pour que ça fonctionne bien, il faut que le groupe fonctionne bien”, explique Nisrine Aoulad, 24 ans.

L’école de la débrouille

Ceux qui n’ont pas pris l’avion pour Yeumbeul cependant ne sont pas en reste en termes d’enseignements. Soit ils ont participé à l’organisation du voyage, soit ils ont fait partie d’un autre projet. Car tous les jeunes ont la possibilité de lancer et de monter un projet en équipe, quel qu’il soit.
Leur éducateur ne leur refuse jamais un conseil ou son carnet d’adresses mais pour le reste, c’est l’école de la débrouille. Y compris pour trouver des subsides. “On essaie de présenter notre projet au mieux, donc c’est vraiment de l’ordre de l’entrepreneuriat, raconte Housna Talhaoui. Mais chercher des financements, c’est vraiment la plus grande difficulté.” Et sa camarade, Rania Lassouli, de compléter : “On a essayé de faire du crowdfunding pour le Sénégal mais ça n’avait pas très bien marché. Un manque de connaissances ou de contacts peut-être.”

Quoi qu’il en soit, ces jeunes en sont sûrs, toutes ces compétences leur seront de la plus grande d’aide une fois sur le marché du travail. Pour Nisrine, Rania et Housna, diplômées ou sur le point de l’être, ce sera pour très bientôt. Les jeunes filles ont d’ailleurs déjà commencé à préparer la relève. “Il y a des jeunes qui viennent vers nous, on les encadre, on les aide à mettre un projet en place. Le projet du Sénégal par exemple a donné des idées à des plus jeunes donc on les aide avec notre expérience. On est là pour les pousser et les motiver, mais on ne fait pas les choses pour eux”, conclut cette dernière.

 

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