Kanal Store, le pop-up store bruxellois pour créateurs

Kanal Store, le pop-up store bruxellois pour créateurs

Tester son concept en conditions réelles constitue souvent une étape décisive dans le lancement d’un business. Mon produit convient-il à ma clientèle, se vend-il ? Face à ces questions, il y a les pop-up stores. Et à Bruxelles, il y en un a de particulier : le Kanal Store. Explications avec Julien Bacq, directeur de la Recherche et du Développement chez hub.brussels.

Expliquez-nous le concept du Kanal Store.

Le Kanal Store, c’est un espace au musée Kanal/Centre Pompidou. Un espace qui a une image internationale très importante, et donc un enjeu en termes d’attractivité. Le but, c’est de pouvoir tester son activité à Bruxelles. C’est un succès, avec une vingtaine de créateurs et une ligne de conduite et une logique environnementale. Une empreinte zéro, voire même régénératrice.

Quel genre de créateurs peut-on retrouver au Kanal Store ?

Ils produisent toutes sortes de choses. On va retrouver par exemple une entreprise bruxelloise qui confectionne des vêtements à partir de chutes de tissu de l’industrie textile. Il y a aussi un collectif de mode qui crée des produits à partir de wax, une gamme dans l’esprit africain et contemporain. On peut aussi citer des bijoux, des éléments de décoration, des lampes.


Erratum Fashion, un concept testé à Kanal Store

Qu’apporte le Kanal Store à ces jeunes entrepreneurs?

Un magasin physique et aussi un lieu de rencontre entre créateurs. Ils représentent une scène actuelle. C’est aussi un lieu de production et de vente, et donc une mise en réseau entre eux. Il y a une tournante et une permanence, on vend les collectionsde tout le monde à tour de rôle. C’est un écolage de tout, sauf de prendre un bail. Cet aspect, on le met volontairement de côté. Ensuite, si un des créateurs souhaite ouvrir son propre magasin, on continue l’accompagnement. Et si d’autres se rendent compte qu’une boutique n’est pas pour eux, c’est également une victoire pour nous. Car ils ne vont pas se lancer dans une aventure qui ne leur convient pas.

Vous parlez d’accompagnement et d’absence de bail. Est-ce gratuit ?

Il y a une participation financière, mais elle est très réduite. C’est important qu’il y ait cette forme de contrepartie aussi. De notre côté, on prend en charge la communication, la gestion du quotidien, on gère également la rotation et l’appel à projets. Le client doit voir qu’il y a une évolution. Les projets sont temporaires, il n’y a pas vocation à s’éterniser. Mais si un créateur se plaît bien et souhaite continuer la phase de test, il peut la poursuivre. Il n’y a pas de de système fixe de rotation tous les X mois. Plutôt quelque chose qui évolue petit à petit et un appel à projets permanent. Cela se fait naturellement.

Justement, disons que je suis créateur et souhaite candidater. Comment puis-je faire ?

Il suffit de se rendre sur le site et de remplir l’appel à candidature. Il ya un règlement, un peu de paperasse et des critères à remplir. L’important est que la production soit la plus proche de chez nous. Des tissus qui viennent des quatre coins du monde, c’est exclu par exemple.

 

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