Pénétrer un marché étranger grâce au pop-up store

Pénétrer un marché étranger grâce au pop-up store

Un pop-up store, c’est une boutique éphémère où un créateur peut tester son produit, sa collection avant de peut-être faire le pas vers un magasin physique... à domicile ou à l’étranger. Un exemple avec la marque Farrah Floyd.

Découvrir un pays, une culture, une autre clientèle

Grâce à Taste.Brussels, Bojana Draca a ouvert son pop-up store dans le quartier Dansaert. Taste.Brussels, c’est une initiative visant à enrichir la variété des commerces bruxellois par des concepts étrangers dans la mode et le design. Après des boutiques éphémères à Berlin, Hambourg, Vienne mais aussi en Suisse et en Croatie, c’est à Bruxelles que Bojana Draca a implanté sa marque Farrah Floyd. « C’est une bonne opportunité pour moi », explique la créatrice de la marque. « J’ai découvert Bruxelles, ses habitants qui apprécient le contact, ses clients qui s’intéressent à ce que vous faites, posent des questions, sont curieux… une ville moins impersonnelle que n’importe quelle grande capitale ».

Un pop-up store qui devient une installation définitive

Si une boutique éphémère vise à tester son concept de manière physique, on peut dire que Farrah Floyd a réussi son pari. « Les deux premiers mois se sont bien déroulés, que ce soit du point de vue des clients ou des ventes. Je suis heureuse de rester et depuis janvier, le magasin est permanent », se réjouit-elle. Alors le pop-up, la meilleure manière d’investir un marché étranger ? « Un excellent moyen, parfois même le seul suivant la maturité de l’entreprise souhaitant pénétrer un nouveau marché et ses garanties financières », explique Félix Motosso, General Manager France de Storefront, marketplace de location d’espaces commerciaux à court-terme.

Une boutique éphémère pour tester un marché étranger

Tester son concept sur différents marchés, c’est l’un des principaux avantages des pop-up stores. « Un jeune créateur peut simultanément ouvrir une boutique à Londres et Paris pour se faire connaître, vendre et évaluer l’impact sans engagement sur la durée », estime Félix Motosso. Quel est le plus important quand on pense à en ouvrir un ? L’emplacement. Mais pas forcément le plus fréquenté. « Plus que le trafic, il faut que l’ADN de la marque corresponde au quartier et aux clients potentiels ». Et il ne faut pas nécessairement être établi dans son pays avant d’en investir un autre. « Des jeunes marques testent plusieurs marchés pour trouver le plus mature pour leur projet, à moindre coût », conclut Félix Motosso.

 

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