Le roi Philippe et la reine Mathilde, à New York, se recueillent à «Ground Zero» (vidéos)

Le roi Philippe et la reine Mathilde, présents à New York à l’occasion de la présidence belge du Conseil de sécurité de l’ONU, se sont rendus mardi après-midi au mémorial du 11 septembre 2001. Ils y avaient convié quatre policiers belges qui étaient en première ligne lors des attentats du 22 mars à Bruxelles.

Le couple royal a débuté sa visite sur le site de « Ground Zero » en longeant les imposants bassins situés à l’endroit exact où se trouvaient les deux tours du World Trade Center. Philippe et Mathilde s’y sont arrêtés à plusieurs reprises pour s’entretenir avec des officiers de police new-yorkais.

À proximité de « l’arbre du souvenir », qui serait selon la légende locale le seul élément ayant survécu au chaos, les souverains ont retrouvé les quatre agents belges qu’ils ont conviés à New York. Ceux-ci ont été concernés à des degrés divers par les attentats du 22 mars.

A l’occasion de leur visite à l’ONU, Philippe et Mathilde ont tenu à visiter le Mémorial consacré aux attentats du 11 septembre

« C’est spécial d’être ici », reconnaît Ben Bergen, qui a perdu une jambe dans l’explosion à Zaventem. « Nous avons eu l’occasion de rencontrer des confrères au siège principal du NYPD, où sont affichés les noms des disparus. Quand on pense à tous les policiers qui ont perdu la vie ici, c’est dur. Être invité ici par le Roi, c’est un honneur. »

Le couple royal a poursuivi son chemin et posé une fleur sur le nom de la seule victime belge du 11 septembre 2001, l’Anderlechtois Patrice Braut, décédé à l’âge de 31 ans. Les souverains ont conclu leur passage à Ground Zero par une visite du musée dédié aux événements du 11 septembre, qui ont coûté la vie à près de 3.000 personnes rien qu’à New York.

Concert avec la chapelle reine Elisabeth

Après le recueillement à « Ground Zero » dans l’après-midi, le roi Philippe et la reine Mathilde ont conclu la journée de mardi par un concert à la somptueuse Morgan Library & Museum, ancienne propriété privée du magnat de la finance Jack Pierpont Jr. devenue un espace culturel ouvert au public. Un lieu extrêmement inspirant pour les musiciens, se réjouissaient-ils d’avance.

Sur l’étroite scène, l’ensemble était composé de 16 musiciens de l’orchestre Brussels Philharmonic, institution communautaire flamande, et trois solistes de la chapelle reine Elisabeth, située en Wallonie et qui relève, elle, du fédéral. « La Belgique d’aujourd’hui », s’amusait le CEO de cette dernière, Bernard de Launoit, qui souligne que les deux structures collaborent régulièrement.

Au programme, septante minutes de Mozart, Haydn et Telemann, interprétés notamment par trois têtes d’affiche de la chapelle brabançonne : les violonistes Miguel de Silva et Lorenzo Gatto, deuxième prix du concours reine Elisabeth en 2009, ainsi que la jeune néerlandaise Ella Van Poucke. Face à eux, le public était composé de 250 convives, principalement des représentants permanents du Royaume aux États-Unis, des personnalités de l’élite belgo-new-yorkaise et des hauts fonctionnaires des Nations Unies.

L’institution waterlootoise, régulièrement sollicitée par les Affaires étrangères, est devenue une arme de rayonnement massif à l’international, se félicite son CEO. Déjà présente lors des dernières visites royales au Luxembourg et au Japon notamment, elle a depuis longtemps tissé de fortes relations avec l’Amérique du Nord, qui est l’un de ses principaux partenaires.

Après ce récital qui aura nécessité huit mois de préparation en coulisses, la diplomatie belge a, elle, poursuivi son œuvre lors d’une réception au milieu des impressionnantes collections que recèle le lieu, parmi lesquelles figurent notamment des travaux de Rubens et van Dyck.

 
 
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