(Faire) construire sa tiny house oui, mais où la mettre ?

Edition numérique des abonnés

Ecologie, minimalisme, budget, liberté par rapport aux banques… le concept des tiny houses puise son origine aux Etats-Unis avant son arrivée en Europe via la France et la Suisse. La tiny house, c’est une petite maison sur roues qui fait généralement autour des 20m². Qui choisit ce type d’habitation ? « Nous avons généralement deux catégories », explique Jacques Godefroid, gérant de N’homeMade, qui construit des tiny houses dans le Brabant wallon.

Une question de liberté et de budget

« Nous avons d’un côté des jeunes qui veulent partir du domicile familial sans dépendre des banques et pouvoir bouger si le besoin s’en ressent. Et de l’autre, il y a des personnes plus âgées, en fin de carrière. Elles peuvent être un peu précarisées par une petite pension et revendent leur maison pour une tiny house. Une meilleure qualité de vie avec du confort ».

Le budget d’une petite maison comme les tiny houses oscille en général de 40 à 60.000 euros selon les finitions et l’intérieur. Un budget qui peut encore diminuer quand on la construit soi-même, comme l’ont décidé Maxime Bonaert et Sabine Daibes.


Tiny house, timelaps

Construire sa maison de ses propres mains

C’est lors d’un voyage en Nouvelle-Zélande que Maxime et Sabine voient germer l’idée d’une tiny house après une discussion avec un backpacker. Le jeune couple avait déjà eu l’occasion de vivre en caravane en Australie et s’était rendu compte qu’il n’avait pas besoin de beaucoup d’espace de vie. « Nous avons donc décidé qu’à notre retour en Belgique, nous allions en construire une nous-mêmes, faute de ressources illimitées ».

Sans être bricoleur, Maxime a effectué des recherches et leur réflexion a duré 8 mois avant de commencer la construction. « J’ai commencé en septembre et j’arrive bientôt à la fin. C’est un vrai temps-plein mais c’est difficile de tout faire tout seul. Je suis parfois bloqué ». Point de vue budget, la facture finale sera entre 25 et 30.000 euros. « Sans compter toutes mes heures de travail », ajoute Maxime.

Seul problème, où l’installer ?

Maison terminée ou pas, le problème récurrent est de savoir où l’installer. « Il y a un flou juridique chez nous », reprend Jacques Godefroid. « C’est considéré comme une habitation légère, un bâtiment qu’on peut déplacer comme une yourte ou une caravane ». Si elles sont construites sur roues, nombre d’entre elles serviront notamment comme chambre d’hôtes dans le jardin. A condition de ne pas déranger les voisins.

« A Bruxelles c’est impossible, il faut un permis d’urbanisme. En Wallonie, la commune ferme les yeux la plupart du temps », explique Maxime Bonaert. « Sauf si les voisins s’en plaignent. Alors la commune peut imposer de la déplacer et il faudra bouger. Mais pour aller où ? ». En définitive, les propriétaires de tiny houses ont le même genre de problématique que les gens du voyage. A la différence qu’ils se déplacent seuls. 

Sur le même sujet
Mode de vie
 
 
À la Une du Soir.be

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les trois têtes de liste ont été choisies à contrecœur, par défaut ou pour des questions d’ambition personnelle.

    Elections allemandes: pourquoi Merkel pourrait rester chancelière jusqu’à Noël

  2. Captures d’écran des chaînes Telegram de propagande. «Le Soir» a volontairement effacé les noms de chaîne et hashtags présents sur ces images.

    Sur les chaînes Telegram de Daesh, les appels répétés à «libérer les sœurs»

  3. Alexandria Ocasio-Cortez a dû avaler des couleuvres pour ne pas torpiller son avenir politique.

    Les Démocrates américains se déchirent autour d’Israël

La chronique
  • «La casa de Babel», la chronique européenne du «Soir»: une certaine conception de la communication non violente

    C’est le moment de l’année où le discours européen, généralement austère et technique, est le plus lisible : le discours sur l’état de l’Union. Il y a quelques jours, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, y a fixé les orientations politiques de l’année à venir. On ne parle pas encore d’une rediffusion sur écrans géants dans tous les cafés du continent, mais c’est une allocution plutôt suivie au niveau national. Et pourtant, quand on regarde comment ses mots ont été interprétés dans chaque pays, il saute aux yeux que les Européens n’étaient pas tous dans la même pièce pour l’écouter.

    Une couverture médiatique, une ambiance

    La Commission scrute avec attention ce qui se dit dans la presse des 27 via une revue de presse très exhaustive. On y constate que quand la présidente exprime de l’inquiétude pour une possible « pandémie des non-vaccinés », les Bulgares se sentent personnellement visés...

    Lire la suite

  • Allemagne: tout change pour que rien ne change?

    Une chancelière toute-puissante qui tire sa révérence après 16 ans d’une popularité unique, la dirigeante d’une des économies les plus fortes du monde et de la première puissance d’Europe qui quitte la scène : ce devrait être un coup de tonnerre et, au minimum, un énorme « stress test » dans le ciel allemand et donc européen.

    Et pourtant il y a une forte probabilité que rien ne change radicalement...

    Lire la suite