Coronavirus sur le paquebot coincé au japon: l’efficacité de la quarantaine mise en doute

Coronavirus sur le paquebot coincé au japon: l’efficacité de la quarantaine mise en doute
Reuters

Le ministre japonais de la Santé, Katsunobu Kato, a annoncé jeudi 44 nouveaux cas positifs au nouveau coronavirus Covid-19 à bord du paquebot de croisière Diamond Princess en quarantaine au Japon, d’après les tests nouvellement menés sur 221 personnes.

Cela porte à 218 le nombre total d’occupants du navire (passagers et membres d’équipage compris) ayant été infectés, sur 3.711 personnes initialement à bord, sans compter un officier de quarantaine également contaminé récemment.

Au total, 713 personnes du paquebot ont été à ce jour testées, en raison de capacités limitées pour effectuer ces examens qui prennent en outre 4 à 6 heures avant l’obtention du résultat.

Seulement 300 personnes peuvent être testées par jour, un total que les autorités nippones espèrent porter à 1.000 à brève échéance.

Le ministre de la Santé a indiqué que les personnes âgées à bord dont les tests sont négatifs pourront quitter le bateau avant la fin de la période de quarantaine prévue le 19 février.

La plupart des passagers de la croisière ont plus de 60 ans (jusqu’à plus de 90 ans pour certains), et les conditions de la quarantaine, avec le confinement dans des cabines, risquent de dégrader la santé des plus fragiles d’entre eux, indépendamment du coronavirus.

« Il y a des personnes très âgées qui ont des facteurs sanitaires pré-existants et certains passagers occupent des cabines sans fenêtre », a souligné jeudi M. Kato lors d’une conférence de presse.

28 autres cas au Japon

Les tests seront effectués pour ces personnes jugées à haut risque et en cas de résultat négatif, celles qui souhaitent quitter le navire seront conduites dans un lieu d’hébergement préparé par le gouvernement, a précisé le ministre.

« Nous souhaitons démarrer cette opération le plus tôt demain (vendredi) », a précisé M. Kato.

Sur les 44 nouveaux cas d’infection à bord, 43 sont des passagers et le dernier concerne un membre d’équipage.

Le Diamond Princess a été placé en quarantaine depuis le 3 février car l’un de ses passagers avait été testé positif après son débarquement à Hong Kong fin janvier.

Ceux qui sont testés positifs à bord sont évacués et hospitalisés au Japon. Mais l’efficacité de la quarantaine commence à faire débat, étant donné que des dizaines de nouveaux cas d’infection sont révélés presque quotidiennement.

Sur les personnes issues du bateau et déjà hospitalisées, cinq sont dans un état grave, en soins intensifs ou sous assistance respiratoire, a encore précisé M. Kato.

Hormis les passagers, membres d’équipage et un agent de quarantaine du navire, le Japon a recensé 28 autres cas de Covid-19 sur son territoire, dont au moins 9 personnes rapatriées de la province chinoise de Hubei où se trouve la ville de Wuhan, foyer initial de l’infection.

Près de 60.000 personnes ont été contaminées en Chine continentale, selon le plus récent bilan. Le virus y a fait au moins 1.355 morts.

Ce bilan s’est nettement alourdi par rapport à la veille, en raison d’une nouvelle définition plus élargie des cas d’infection par les autorités chinoises.

Ce changement de méthode risquait d’alimenter les spéculations selon lesquelles la gravité de l’épidémie pourrait avoir été sous-estimée.

La plupart des décès sont intervenus dans la province du Hubei, berceau de la contagion, dont Wuhan est la capitale.

 
 
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