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Polémique à l’ULB: des étudiants s’opposent à la venue de membres de Charlie Hebdo

Deux membres du journal satirique français sont invités pour un débat sur la liberté d’expression.

Temps de lecture: 2 min

Cette semaine, l’ULB organise un débat sur la liberté d’expression intitulé « Charlie Hebdo : cinq ans après – la liberté d’expression c’est fini ? »

Pour l’occasion, deux membres du journal satirique français ont été invités : le rédacteur en chef Gérard Biard et la DRH Marika Bret. Une présence que ne plaît pas à tout le monde. Dans un communiqué commun, l’Union Syndicale Étudiante et le Cercle Féministe de l’ULB dénoncent une invitation « qui permettra une fois de plus à la parole réactionnaire de se faire entendre sur notre campus. »

Débat sur la liberté d’expression  ?

Dans le viseur de ces étudiants, un édito de Riss ou encore des récentes déclarations de Gérard Biart qui dénonçait une « censure moderne » par des « groupuscules refusant le débat, le discours est piégé dès le départ. Et c’est au nom d’idéaux que l’on ne peut que défendre – l’antiracisme, le féminisme, les droits individuels –, qu’ils exigent que l’on abandonne tout universalisme. »

Pour ces étudiants qui se félicitent de la prise de parole de minorités, Charlie Hebdo se place « en opposition à ceux qui défendent une politique intersectionelle et remettent en question les privilèges blancs, homme, cis, hétéro, bourgeois, etc. Ainsi, Charlie Hebdo a rejoint depuis longtemps les rangs des réactionnaires de tout poil dans leur dénonciation des « nouveaux censeurs. »

Un communiqué qui a suscité énormément de réactions, assez diverses, dans la communauté étudiante.

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33 Commentaires

  • Posté par CREPIN Hugues, jeudi 13 février 2020, 18:53

    Cabu aurait pleuré si il n'était pas mort.

  • Posté par Naeije Robert, jeudi 13 février 2020, 16:09

    Ces étudiants singent ce qui se passe malheureusement depuis quelques années sur les campus universitaires américains.

  • Posté par Walravens Luc, jeudi 13 février 2020, 15:03

    On n'aurait même plus le droit de critiquer la "pensée unique". Même à l'université ?

  • Posté par Devriès Arnaud, jeudi 13 février 2020, 14:50

    Le monde à l'envers

  • Posté par Saint Lager François, jeudi 13 février 2020, 14:49

    Sans entrer dans une polémique inutile, je souhaiterais juste rappeler les dissensions internes au sein de Charlie depuis 2015 pour une minable histoire de gros sous. Pour mémoire, onze salariés avaient dénoncé le "poison des millions" et réclamé que des actions (ne donnant pas droit à dividendes) soit distribuées à tous les salariés, mais avaient été éconduits par Riss. La plupart de ces frondeurs (Luz, Patrick Pelloux, Zineb El Rhazoui, Laurent Léger) ont ensuite quitté le journal . Certes, Riss promet depuis 2015 d'ouvrir le capital aux autres salariés, mais il n'est toujours pas passé à l'acte. Initialement, cette ouverture du capital avait été promise pour septembre 2015, puis pour 2016. En avril 2018, Riss l'a à nouveau promise, mais sans donner aucun calendrier. Un âpre conflit a également opposé les deux actionnaires de l'hebdomadaire: Riss (qui détient 66,7%) et Eric Portheault (qui détient 33,3%) et s'est soldé par la démission de Portheault. Quant au comportement de Charlie vis à vis des familles endeuillées, il suffit d'écouter les propos tenus par Chloé Verlhac (épouse de Tignous), Maryse Wolinski ou encore Hélène Honoré pour se faire une idée du comportement abjecte de G.Biard et Riss . Bref, je ne suis pas convaincue que ces gens soient très bien placés pour parler de liberté d'expression quant on la rejette au sein de son propre journal et que l'on n'a pas un comportement digne dans des circonstances qui l'exige !!

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