Réseaux hospitaliers à Bruxelles: le rapprochement public/privé facilité

Réseaux hospitaliers à Bruxelles: le rapprochement public/privé facilité

Le gouvernement bruxellois a franchi une étape fondamentale jeudi dans la levée des obstacles légaux à l’association en réseaux des hôpitaux publics de la capitale avec des hôpitaux privés. C’est une perspective qui est souhaitée par plusieurs acteurs publics bruxellois dans le dossier de la création de réseaux d’hôpitaux imposée par une loi fédérale.

Concrètement, les ministres bruxellois ont adopté en première lecture deux projets d’ordonnance déposés par Alain Maron (Ecolo) et Elke Van den Brandt (Groen). Un accord politique intra-majorité sur leur contenu permet désormais aux organes compétents des hôpitaux concernés de se prononcer sur le projet de réseau qui concerne chacun d’eux.

Selon Alain Maron, ces textes garantissent que les hôpitaux publics continuent, quelles que soient les collaborations futures et les réseaux qu’ils rejoindraient, à assurer leurs obligations de missions de service public et sociales – accès universel et non discriminant de tous les Bruxellois à des services hospitaliers de qualité –, et que la tutelle qui est exercée par les autorités sur ces hôpitaux ne soit pas un frein aux collaborations et réseaux futurs s’ils se font avec des hôpitaux privés.

Réponse à une loi fédérale

L’État fédéral a imposé l’an dernier par une loi à tous les hôpitaux du pays de s’organiser en réseaux dits locorégionaux dans un souci de rationalisation de l’offre hospitalière et surtout des moyens, face notamment au coût de plus en plus élevé de certains équipements. Cela passe par davantage de collaborations que jusqu’à présent.

À Bruxelles, la réforme a pris du retard, notamment, dit Alain Maron, parce que le fédéral n’a pas été clair, d’emblée, sur ses intentions en matière de financement des réseaux.

Deux réseaux déjà constitués

Deux réseaux sont déjà constitués, l’un par l’UZ Brussel, comme entité flamande, l’autre à travers un pôle chrétien autour des cliniques Saint-Luc (avec Saint-Jean, les Cliniques de l’Europe et Saint-Pierre/Ottignies).

Au cours du mois de janvier les bourgmestres d’Etterbeek, Ixelles, Anderlecht et Saint-Gilles ont arrêté leur propre choix en faveur du regroupement de tous les hôpitaux publics Iris avec Erasme, en tant que pôle universitaire, et ceux du Chirec (privé). Le CA de la faîtière d’Iris a également marqué son accord sur cette option.

Mais rien de définitif n’est fait pour autant. Amené à faire son propre choix, le Chirec pourrait aussi décider de constituer son propre réseau, indépendant des autres, avec son antenne wallonne.

 
 
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