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Paul Magnette au «Soir»: «Négocier avec les nationalistes, cela devient un vrai supplice»

Magnette clarifie la position du PS. Les réunions avec la N-VA « ne conduisent à rien ». Il est urgent d’explorer « les autres pistes de coalition ». Il n’est « pas demandeur » d’élections, mais n’exclut pas l’issue : si la seule alternative est de monter dans un gouvernement avec la N-VA, les militants trancheront en congrès.

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Temps de lecture: 7 min

Il a quitté Bart De Wever à plus de minuit, il n’en peut plus, il veut que cela cesse. Au siège du PS, boulevard de l’Empereur, jeudi à 15 heures, Paul Magnette nous livre cette « mise au point »…

La crise politique, tous les blocages, PS et N-VA, on s’y perd…

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80 Commentaires

  • Posté par Moreau Michel, vendredi 14 février 2020, 19:13

    "Votre position, c’est ceci, en somme : plutôt que de former un gouvernement avec la N-VA, le PS préfère retourner aux urnes ?"... Bizarre, bizarre... la surdité chronique des derniers informateurs, de Geens, et même du Palais, semble particulièrement contagieuse : PM a beau faire, même les interviewers, supposés neutres et sans biais, ne captent pas. Le plus étonnant, c'est que tous déforment ses propos dans la même direction, comme si il n'y avait que deux options : on se soumet aux exigences de Bart (qui d'ici 3 ans au plus tard refera de toute façon son coup classique de l'abandon de poste - ce qui fait qu'un gouvernement avec lui est en fait le plus sur moyen d'aboutir à l'éclatement que certains feignent de redouter !) et de ses commanditaires, ou on est un irresponsable aventurier !

  • Posté par Van Obberghen Paul, vendredi 14 février 2020, 18:40

    @ Björn Deckers Je cite wikipedia : "Lorsqu’il apparaît, en 1844, le terme désigne - de manière assez générale - une forme de libéralisme qui ...". C'est donc bien ce que je disais: le mot est utilisé depuis le 19e siècle et il a pris diverses significations. Je maintiens par ailleurs que l'utilisation de ce mot par la gauche est un moyen de disqualifier les libéraux modernes, parce que le libéralisme moderne ne serait pas vraiment du libéralisme, mais une de ses multiples évolutions perverties, et cela a, dans leur bouche, une connotation clairement négative. Pire, insultante: en effet, Je me rappelle d'un article publié dans ce journal il y a quelques années (2016) de Manuela Cadelli, présidente de l’Association syndicale des magistrats (proche du PS), qui s'intitulait, "Le néolibéralisme est un fascisme". Non seulement le PS ne l'a jamais désavoué mais EDR avait même surenchéri en disant «Enfin quelqu’un qui ose dire ce qui se passe vraiment ! Et ça fait du bien!» La gauche pense donc bien que les libéraux actuels, qui sont systématiquement qualifiés de néolibéraux, sont des fascistes! Excusez du peu, mais si ça, ça n'est pas une insulte, je me demande bien ce qui en est. L'article est toujours en ligne et vous le trouverez en cherchant sur son nom et néolibéralisme. PS: j'ai lu Piketty et j'admire son travail remarquable d'analyse de l'histoire des innégalités dans ses deux livres volumineux. Ses recommandations sont à mes yeux tout-à-fait dignes d'intérêt et méritent certainement d'être discutées.

  • Posté par Deckers Björn, vendredi 14 février 2020, 14:19

    Paul Van Obberghen, erreur mon cher "néo" n'est pas là pour faire peur. Il est là pour parler de l'école néo-classique qui dans les années 60 s'est insurgée contre le pacte d'après-guerre mettant en place la sécu et l'Etat social. Cette école de pensée pour des raisons qui sont les siennes estimaient qu'il fallait au contraire revenir à la pureté libérale et que tout entrave étatique était contre-productive pour l'économie. Qu'importe les conséquences sociales d'une telle politique, la "main invisible" du marché s'occuperait de la chose. Cette école a essaimé dans les années 70 pour donner le tournant des années Reagan-Thatcher et ne s'est plus arrêtée depuis, certainement depuis la chute du rideau de fer puisqu'on ne doit plus craindre que la popularité dangereuse des républiques rouges. Cette école de pensée essaime toujours aujourd'hui. On le voit très bien dans le TINA (There's no alternative). Le tout au marché, le tout à la consommation, le rien d'Etat. Certains intellectuels remettent enfin en cause cette pensée, à commencer par des prix nobel de l'Economie. M. Krugman entre autre. D'autres intellectuels tels que Thomas Piketty, etc.... Alors certes "néo" pour une école des années 60, ça commence à dater, mais c'est bien le nom qu'on leur à donner et cela n'a rien d'une expression épouvantail. C'est au contraire la stricte réalité historique.

  • Posté par Moreau Michel, vendredi 14 février 2020, 16:11

    Exact ! Ce nouveau nom (néo-libéralisme) a été proposé et discuté dès août 1938 par les élites du libéralisme, lors du "Colloque Walter Lippmann" tenu à Paris, 5 mois après l'Anschluss. Leur préoccupation était que le libéralisme soit laminé, les idées libérales étant à cette époque en perte de vitesse et, selon eux, très menacées. On trouvera une synthèse assez détaillée des débats (5 jours) sur Wikipedia. Les recommandations finales comportent en (1) que "le libéralisme économique admet comme postulat fondamental que seul le mécanisme des prix fonctionnant sur des marchés libres permet d’obtenir une organisation de la production susceptible de faire le meilleur usage des moyens de production et de conduire à la satisfaction maxima des désirs des hommes", ce qui, à travers les travaux de la Société du Mont Pèlerin, semble avoir conduit aux concepts actuels (via Hayek, Friedman et consort)... Néolibéral n'est donc pas une insulte : c'est simplement une école économique bien identifiée.

  • Posté par DOMINIQUE SCHOLLAERT, vendredi 14 février 2020, 14:16

    Paul Magnette a raison sur toute la ligne ! Si nouvelles élections, BDW sera mangé par le VB... CD&V et VLD n'existeront plus...et le MR également !!!

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