Fanny Appes, agressée par son ex-compagnon: l’homme est toujours en fuite

La femme a été agressée dans un train.
La femme a été agressée dans un train. - Belga

nPoignardée par son ancien compagnon, jeudi matin dans un train entre Rhode-Saint-Genèse et Holleken, l’athlète nivelloise Fanny Appes aurait pu quitter l’hôpital, selon certains membres de son entourage. La jeune femme faisait l’objet de menaces et de harcèlement de la part de son ancien compagnon depuis des mois, et des plaintes avaient été déposées. L’homme de 41 ans est toujours en fuite et est activement recherché, fait savoir jeudi soir le parquet de Hal-Vilvorde. Une enquête judiciaire a été ouverte.

Âgée de 30 ans et originaire du Cameroun, l’athlète est arrivée en Belgique il y a environ dix ans. Sprinteuse, spécialiste du 100 mètres, elle participe à des compétitions nationales mais aussi internationales où elle court sous les couleurs du Cameroun.

Entraînée notamment par Carole Bam, qui coache les Belgian Cheetahs, Fanny Appes est affiliée au Royal Cercle Athlétique du Brabant wallon (RCABW) à Nivelles depuis son arrivée en Belgique. Elle a notamment fait partie de l’équipe du club qui a gagné le relais aux championnats de Belgique. Un club nivellois où on est parfaitement au courant de l’enfer que fait vivre à l’athlète, depuis des mois, son ancien compagnon. Cet été, alors qu’elle avait prévu de participer aux championnats d’Afrique, l’homme lui a déchiré son passeport pour l’empêcher de partir. Ils ont rompu mais elle fait depuis l’objet de menaces et de harcèlement de manière régulière.

Des plaintes déposées

« Elle changeait régulièrement de numéro de téléphone, elle a déménagé et elle a aussi changé de travail pour tenter d’échapper à cet homme. Elle ne venait plus non plus à l’entraînement », indique ce jeudi soir le directeur technique du RCABW, Noël Levêque. « Je sais qu’elle a déposé plusieurs plaintes à la police de Braine-l’Alleud. Il y a quinze jours, il a tenté de l’écraser alors qu’elle circulait en rue. Elle a filmé une partie de la scène et j’ai personnellement pris contact avec la police de Nivelles pour signaler les faits. J’ai été très bien écouté par le commissaire à qui j’ai exposé la situation mais évidemment, je ne sais pas où en était l’enquête à propos de ce harcèlement et ces menaces physiques qui ont abouti à ce qui s’est passé ce jeudi matin. »

 
 
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