Négociations fédérales: le tweet plein d’humour de Koen Geens pour la Saint-Valentin

Négociations fédérales: le tweet plein d’humour de Koen Geens pour la Saint-Valentin
Belga

Le président du parti socialiste Paul Magnette a rappelé vendredi au Soir son désamour pour une coalition rassemblant PS et N-VA au fédéral. « On commence à en avoir vraiment assez de cette situation. Les réunions avec la N-VA ne conduisent à rien. J’en ai marre », a-t-il affirmé. En réponse, le président des nationalistes flamands Bart De Wever a dénoncé un « diktat » des socialistes. Le chargé de mission royale Koen Geens (CD&V), qui tente toujours de rassembler les premiers partis dans leur communauté respective, doit rendre son rapport lundi au Roi. Il est hautement improbable qu’il se rende au Palais avec un contrat de mariage sous le bras, qu’il soit de cœur, de raison voire forcé.

« On cherche tous un peu d’amour à la #saintvalentin. Je souhaite à tous une journée remplie d’amour avec la musique suivante #chansonspourlesnégociations », a tweeté le ministre de la Justice Koen Geens, citant la « Chanson des vieux amants » de Jacques Brel.

« Nous prenons acte du diktat du PS », a vertement rétorqué le président des nationalistes flamands Bart De Wever. « Le 3e parti du pays pense pouvoir dicter sa loi à tout le monde et mener des négociations dans les médias. Contrairement à ce que souhaite l’électeur flamand, il veut un gouvernement le plus à gauche possible, sans majorité en Flandre. Le PS veut même provoquer des élections, dans l’unique espoir d’affaiblir la N-VA et de se renforcer », a-t-il ajouté, énumérant une nouvelle fois les points de son programme aux antipodes de celui du PS.

D’autres réactions

Dans les autres partis, on compte les points tout en fustigeant le retour envisagé à la case élections. « Les Belges ont voté, la population veut légitimement un #begov, le Pays a besoin de stabilité. Alors, pourquoi remettre sa tête sur une affiche si on est pas capable de prendre ses responsabilités et de conclure des accords ? «, s’est interrogé le président du MR Georges-Louis Bouchez sur Twitter.

« Menacer d’un retour aux urnes sur l’air de ’retenez-moi ou je fais un malheur’ n’est pas responsable. Ne jouons pas avec l’avenir du pays sinon le vrai supplice sera pour la population », a renchéri le président du cdH Maxime Prévot.

Côté néerlandophone, le président du SP.A, Conner Rousseau, a indiqué que son parti n’était « pas impatient » de retourner à de nouvelles élections. « Les gens ont déjà choisi et en ont assez. Moi aussi. Ceux qui n’osent pas trouver de solutions le feront encore moins après les nouvelles élections », a estimé la tête des socialistes flamands. La présidente de Groen Meyrem Almaci demande, elle, aux partis d’assumer leurs responsabilités, dans l’intérêt des citoyens et du pays », ajoutant avoir toujours été constructive.

Vers midi, le président des chrétiens-démocrates flamands Joachim Coens a lui aussi exprimé sur Twitter son opposition à des élections anticipées. « Il y a eu des élections, les gens attendent à juste titre des solutions des politiques. Bien que ce soit aujourd’hui la Saint-Valentin, on ne parle pas d’amour en politique. On parle de majorités et de cartes telles qu’elles ont été distribuées. Dans l’intérêt du pays, le mieux est de respecter ces cartes. »

 
 
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