Coalition fédérale: «Dans l’intérêt du pays, le mieux est de respecter les cartes distribuées», réagit Coens (CD&V)

Coalition fédérale: «Dans l’intérêt du pays, le mieux est de respecter les cartes distribuées», réagit Coens (CD&V)
Belga

Rien n’y fait : le PS et la N-VA ne sont pas près de convoler au sein d’un gouvernement fédéral. « On commence à en avoir vraiment assez de cette situation », assure le président du PS Paul Magnette, dans son interview au Soir.

Une cinquantaine de réunions ont eu lieu déjà, notamment directement entre lui et Bart De Wever. Voici ce que Paul Magnette en dit : « A titre personnel, négocier avec des nationalistes avec lesquels nous n’avons rien à voir, cela devient un vrai supplice. » Alors combien de temps le PS entend-il participer à ces négociations avec la N-VA ? « Figurez-vous que je commence à me poser la question », répond Paul Magnette. Le bureau de parti du PS qui se déroule lundi pourrait-il annoncer la fin de la participation du PS à ces discussions avec la N-VA ? « Cela se pourrait. Effectivement. C’est un choix à faire entre, d’une part, la politesse et le respect des règles constitutionnelles et, d’autre part, la clarté politique. »

Un constat que dénonce Bart De Wever. Le président de la N-VA « prend acte du diktat du PS ». « Le PS veut provoquer des élections, uniquement pour affaiblir la N-VA et pour se renforcer. » « Le troisième parti du pays pense pouvoir dicter sa loi à tout le monde et mener les négociations dans les médias. Contrairement à ce que souhaite l’électeur flamand, il veut un gouvernement le plus à gauche possible, sans majorité en Flandre. »

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Les critiques fusent

Dans les autres partis, on compte les points tout en fustigeant le retour envisagé à la case élections. A commencer par le CD&V, via son président, qui a également réagi sur Twitter en se montrant très critique sur la tenue d’élections anticipées. « Il y a eu des élections, les gens attendent à juste titre des solutions des politiques. Bien que ce soit aujourd’hui la Saint-Valentin, on ne parle pas d’amour en politique. On parle de majorités et de cartes telles qu’elles ont été distribuées. Dans l’intérêt du pays, le mieux est de respecter ces cartes. »

« Les Belges ont voté, la population veut légitimement un #begov, le Pays a besoin de stabilité. Alors, pourquoi remettre sa tête sur une affiche si on est pas capable de prendre ses responsabilités et de conclure des accords ? «, s’est interrogé le président du MR Georges-Louis Bouchez sur Twitter.

« Menacer d’un retour aux urnes sur l’air de ’retenez-moi ou je fais un malheur’ n’est pas responsable. Ne jouons pas avec l’avenir du pays sinon le vrai supplice sera pour la population », a renchéri le président du cdH Maxime Prévot.

Côté néerlandophone, le président du sp.a, Conner Rousseau, a indiqué que son parti n’était « pas impatient » de retourner à de nouvelles élections. « Les gens ont déjà choisi et en ont assez. Moi aussi. Ceux qui n’osent pas trouver de solutions le feront encore moins après les nouvelles élections », a estimé la tête des socialistes flamands. La présidente de Groen Meyrem Almaci demande, elle, aux partis d’assumer leurs responsabilités, dans l’intérêt des citoyens et du pays », ajoutant avoir toujours été constructive.

 
 
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