David Pestieau (PTB): «Sur la N-VA, je comprends Paul Magnette»

David Pestieau entame son grand oral par une réaction. Elle concerne cette sortie de Paul Magnette, ce vendredi matin sur l’antenne de La Première et au Soir  : le PS et la N-VA, ça ne sert à rien. « Je le comprends », confesse David Pestieau. « Le premier responsable, c’est De Wever. Ça, c’est clair. C’est la N-VA, c’est la stratégie du pourrissement. C’est la responsabilité des autres partis de droite qui se sont pris une branlée aux élections et qui ont tout fait pour la faire oublier ».

Alors, estime-t-il que le PS a changé ? David Pestieau attend de voir… « Et surtout, je pense que le truc fondamental qui va permettre de sortir de là après 280 jours, c’est d’essayer que les citoyens se mêlent de ce débat ». Le marxiste fait référence à la marche de la « grande colère », organisée par le PTB le 1er mars prochain. « Pour l’instant, le pouvoir est confisqué, on éloigne les gens de la politique. Ils étaient déjà dégoûtés de la politique, mais là c’est terrible. Et nous, avec cet événement, on essaye d’amener les citoyens dans le débat ».

« Communistes »

Au cours de ce débat apparaît un terme : le « socialisme 2.0 ». Un nouveau mot pour dire « communisme » ? « Nous restons communistes dans le sens premier du terme : mettre en commun, socialiser… » Socialiser ? Pourquoi ne pas dire nationaliser ? « J’utilise ’socialiser’ car nous voulons intégrer le citoyen dans cette question-là. La nationalisation a pu avoir une image bureaucratique. Ce n’est pas ce que nous voulons ». Cependant, David Pestieau l’explique : le mot « communisme » est chargé, historiquement. « Nous ne le renions pas, mais il faut pouvoir utiliser d’autres termes. Ce n’est pas de la dissimulation, cela apparaît clairement dans nos statuts ».

 
 
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