Yuka, une app pour acheter plus « sain »

Yuka, une app pour acheter plus « sain »

Vous les avez peut-être déjà vues en action dans un supermarché. Des personnes qui utilisent leur smartphone et qui scannent des produits avant de les mettre dans leur caddie. Elles utilisent Yuka, une application qui permet de découvrir les composants des produits alimentaires et cosmétiques mais surtout leur impact sur la santé. « J’en avais déjà entendu parler sur les réseaux sociaux quand elle n’était encore disponible qu’en France », explique Cécile, enseignante. Dès qu’elle a appris la disponibilité de l’application en Belgique fin mars, elle n’a pas hésité une seconde à la télécharger. 

Une frénésie de scans à la maison 

« Je suis déjà dans une optique de mieux manger et d’utiliser des produits ayant un moindre impact sur la santé et l’environnement. Après avoir téléchargé l’app, j’ai commencé à scanner tous les produits que j’avais chez moi, de la salle de bains à la cuisine », continue-t-elle. Et quelques surprises, bonnes comme mauvaises, s’affichent à l’écran.  

 

« Certains produits que je n’utilisais presque plus, comme un shampooing et un gel douche, ont directement été à la poubelle. Et une autre crème pour le visage était également très mauvaise. Quand je pense que j’ai mis cela tous les matins pendant des années ». A contrario, certains clichés ont eu la vie dure. « On a des a priori sur les céréales, industriels, plein de sucre, plein de sel…. Et finalement, certains produits ont un score relativement bon. Pas excellent mais la boule était tout de même verte ».    

Des alternatives proposées, en toute indépendance 

Yuka est aujourd’hui un outil presque indispensable dans les supermarchés. « Quand je dois acheter un nouveau produit, j’utilise l’application pour connaitre celui qui est le meilleur pour ma santé. L’application propose aussi parfois une alternative plus saine quand le score du produit scanné est médiocre », ajoute encore Cécile. Une alternative qui ne doit rien au hasard ? Au contraire, Yuka est un projet indépendant et toutes les évaluations sont faites de manière objective.  

 

Les sceptiques seront heureux aussi d’apprendre qu’aucune marque ni grand groupe ne finance, de manière directe ou indirecte, l’équipe derrière cette application. Sans être une grande influenceuse, Cécile a déjà converti pas mal de ses proches, amis et collègues, qui utilisent aujourd’hui l’application en faisant leurs courses. « Même une personne que j’ai rencontrée en vacances. Au retour, elle m’a envoyé une photo de tout ce qu’elle avait jeté après avoir scanné ses produits ! ». Ne reste plus qu’à passer le cap et aussi découvrir si ce qu’on achète est bon pour notre santé.  

 

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