L’intraprenariat a tout pour nous séduire

L’intraprenariat a tout pour nous séduire

On le répète sans cesse, les entreprises n’ont pas d’autres choix que de se montrer ingénieuses pour attirer et surtout retenir les moins de 40 ans. Constamment en quête de nouveaux projets, ces derniers veulent entreprendre et faire la différence. Certaines multinationales commencent tout doucement à le comprendre. Elles permettent à leurs salariés d’innover en toute autonomie, au sein même de leur organisation. C’est ce qu’on appelle l’intraprenariat. “C’est comme un chef de projet dont le projet est particulièrement innovant, pour lequel l’employé a un mandat très large mais très défini dans lequel il va prendre un rôle en termes de compétences, en termes de responsabilités, qui est très semblable à celui d’un entrepreneur”, explique Michel Duchateau, spécialiste en innovation chez Convidencia. Avant d’ajouter : “Sa mission consiste à créer un nouveau business model, un projet dans lequel il doit non seulement découvrir son marché mais aussi construire une nouvelle offre.”


Née il y a 40 ans dans les pays anglo-saxons, la pratique est encore toute jeune en Belgique. Seules quelques grandes entreprises y ont recours dans le secteur de la finance, voire de la construction. C’est le cas par exemple de Besix avec son programme “Unleash”, mis en place il y a trois ans. Le géant de la construction offre la possibilité à ses collaborateurs de proposer leurs idées, de les développer en petites équipes et, qui sait, de finalement les mettre en œuvre. Des sortes de petites start-up au sein même de l’organisation. “Chaque année, deux ou trois idées sortent vraiment du lot. Des budgets, et surtout du temps, sont alloués pour pouvoir se consacrer â 100% à ces idées pour 6 mois par exemple”, précise Florence Bribosia, responsable communication chez Besix.

Avantages selon elle, l’innovation s’enrichit et les salariés s’engagent : “on est passé de la quantité à la qualité. Peut-être moins d’idées mais mieux pensées dès le départ. On constate plus d’engouement aussi et quand les équipes se constituent, il y a souvent une belle complémentarité des profils...”. De là à penser que l’intraprenariat permettrait de mieux retenir les Millennials en entreprise, il n’y a qu’un pas que Michel Duchateau n’hésite pas à franchir : “ lors du recrutement et lors des possibilités d’évolution, on leur dit vous allez prendre telle responsabilité, vous aurez votre propre projet. Il y a cette idée de donner du contrôle et du choix aux Millennials pour pouvoir développer leur engagement dans le projet d’entreprise.” Cerise sur le gâteau pour les principaux intéressés : l'intrapreneuriat permet toutes les idées, y compris les plus folles. Et le risque, c'est l'entreprise qui le prend !

Sur le même sujet
Organisation
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Lors de la première vague, le pic s’était arrêté à 101 patients covid (38 aux soins intensifs, 63 en unités covid). Ce vendredi, à 9
h du matin, l’hôpital en accueillait 126.

    «C’est un peu comme replonger dans un bain d’eau froide»: les soignants ont peur de se noyer dans la deuxième vague

  2. photo_dieWelt

    La dangereuse dépendance de l’Europe en matière de médicaments

  3. POLITICS CONSULTATION COMMITTEE

    Couvre-feu, limitation dans les commerces, enseignement, sport…: les nouvelles mesures en Wallonie

La chronique
  • Coronavirus – «La vie devant toi, jour 89»: la taupe

    L’autre jour, il s’est passé un truc incroyable.

    En l’espace de 24 heures, deux personnes nous ont sorti la même phrase : « Tu ne vas quand même pas t’enterrer comme une taupe ? » L’une des deux poussant légèrement plus loin : « Tu sais, ma tante vit comme une taupe dans son terrier et elle a attrapé le covid via le courrier et les pubs dans sa boîte aux lettres. »

    D’abord, on ne dit pas terrier, mais taupinière. Ensuite, qu’on leur a répondu, bien sûr que si, je vais m’enterrer, et bien profond avec ça. Je vais creuser mes 20 mètres de galerie en une journée – c’est ma moyenne – à la verticale, loin de tout, loin de la surface, avec mes mains en corne en forme de petites pelles et mes douze doigts griffus.

    Je n’y verrai sans doute pas grand-chose, mais j’aiguiserai mon ouïe avec mes oreilles sans pavillon, pour bien entendre quand on annoncera que tout va bien, que l’air est pur et qu’on...

    Lire la suite

  • Mais bon sang, c’est quoi ce pays!

    On devrait dire : « Chapeau, vous avez enfin compris la gravité de la situation. » Alors que la Wallonie est au top des régions les plus dangereuses d’Europe, que les chiffres de contaminations continuent à exploser, que les experts tirent à boulets rouges sur la faiblesse des mesures prises, que le système hospitalier est en train de craquer et que les Belges succombent sous le coup du virus, il fallait évidemment passer à ce reconfinement partiel, annoncé par le ministre-président wallon Elio Di Rupo....

    Lire la suite