Le FabLab, la boîte à outils high tech pour tous

Le FabLab, la boîte à outils high tech pour tous

Les Américains adorent inventer dans leur garage ou, en tout cas, s'en vanter. Pas étonnant, dès lors, qu'ils soient à l'origine du concept de FabLab. Le « Fabrication Laboratory » est en effet né au sein du MIT, Massachusetts Institute of Technology, l'une des prestigieuses universités de la côte Est. 

En résumé ? Prenez un hall. Placez-y des machines-outils parmi les plus perfectionnées : imprimantes 3D (à fil, à résine liquide, à addition de matières), découpeuse laser, découpeuse vinyle, fraiseuse numérique, scanner 3D... Reliez-les à des PC équipés de logiciels de modélisation. Et, c'est le plus important, ouvrez-le tout au grand public pour un prix raisonnable.  

Made in USA 

Pour le père du FabLab, le professeur Neil Gershenfeld, le but est de mettre la fabrication numérique à la portée de tous. De susciter les inventions de toutes sortes. De contribuer à ce qu'on appelle la « révolution DIY » (pour « Do It Yourself »). Voire, à plus long terme, de changer notre rapport aux objets et à la consommation.  

Le premier atelier de ce type a donc vu le jour à Boston en 2002. Le succès fut immédiat. Bientôt, d'autres locaux ont essaimé aux quatre coins du globe. On en compte un millier aujourd'hui. Pour la plupart, ces espaces se sont organisés en réseau et se sont dotés d'une charte à respecter. Outre l'ouverture au plus grand nombre, celle-ci met en avant la mise à disposition d'un minimum de machines, l'assistance par des animateurs, l'entraide parmi les utilisateurs, ou encore l'échange d'expériences. 

Et chez nous ? 

En Belgique, les FabLabs membres du réseau MIT sont au nombre de 25 : 11 en Flandre, 8 à Bruxelles et 6 en Wallonie. D'autres adresses, non affiliées, existent aussi. Au sud du pays, le premier à voir le jour fut celui de Liège en 2013 : le Relab. Avec une trentaine de machines, il possède le parc technologique le plus riche du genre. Les débuts ont été lents, peu de personnes connaissant encore les technologies numériques.  

« Mais aujourd'hui, cela décolle, affirme le manager, Bryan Stepien. De plus en plus de particuliers nous rendent visite. Ils disposent déjà chez eux d'une petite imprimante 3 mais souhaitent réaliser des objets plus précis. Alors, ils arrivent chez nous. »  

Le profil des utilisateurs est en fait très varié. « Cela va du passionné à l'entrepreneur, en passant par le curieux, l'étudiant, l'artiste, l'architecte, l'ingénieur... Ici, au Relab, nous sommes aussi ouverts aux entreprises, à qui nous réservons un jour sur la semaine. Tout doit toujours tourner autour de l'expérimentation ou du prototypage. La fabrication en série n'est pas possible. Ce n'est pas notre rôle. Il vaut alors mieux se tourner vers les ateliers professionnels. » 

 

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