Comment préparer le pitch d’une start-up

Comment préparer le pitch d’une start-up

Tout nouveau business ou start-up doit y faire face à un moment ou un autre. Le fameux pitch, c’est-à-dire, pouvoir expliquer son activité, sa mission, sa vision à de futurs investisseurs, clients ou partenaires de travail. Mais comment se prépare un pitch et quels éléments sont primordiaux ?

Un pitch doit être concis, clair et avoir de l'impact

« Le pitch idéal d’une start-up doit être concis, simple et doit avoir de l’impact », explique Thomas De Schepper, Manager New business and startups chez Telenet. Pourquoi ? Car l’audience n’en est pas à son coup d’essai. « Les investisseurs en ont déjà entendu des dizaines, parfois sur la même journée et leur capacité d’attention et de conviction peut vite baisser si le pitch n’est pas clair ». Que faut-il donc énoncer dans son pitch de présentation ? « La meilleure façon de le faire, c’est d’expliquer brièvement quel problème ou besoin la start-up peut résoudre. Ensuite, il faut expliquer comment vous allez le résoudre et pourquoi votre produit ou solution est différent, innovant et pertinent par rapport à ceux qui existent déjà sur le marché ».

Rester simple et éviter les complications

Le plus dur reste à expliquer cela simplement. « Trop souvent, les pitchs de start-up sont ratés car ils sont complexifiés par des détails techniques, la plupart du temps inutiles ». S’il est compliqué de déjà prévoir des business plans et des projections sur cinq ans, souvent trop optimistes, il est nécessaire d’aborder le côté financier d’une start-up plus clairement. « Une start-up ne sait pas encore comment elle va vendre son produit et en quelles quantités. C’est un pari. Il est préférable de se concentrer sur les coûts par unité. Combien coûtera la production, quel sera le bénéfice… par produit. Cela donne une image et une idée plus concrètes de l’activité ».

Savoir accepter les feedbacks et les critiques

Lorsqu’un pitch est défini, il est en constante évolution. Il est aussi déclinable car on ne convainc pas de la même manière un investisseur, un collaborateur ou un futur client. Et c’est ici qu’arrive la plus grande difficulté. « L’arrogance, car il faut savoir accepter les feedbacks. Quand on est un expert dans son domaine et qu’on pense tout savoir, il n’est pas facile d’être confronté aux critiques de personnes extérieures », note le spécialiste. Pourtant, ce sont ces retours qui améliorent un pitch. « Un pitch s’auto-alimente et s’améliore toujours. Il faut accepter les critiques et savoir y répondre, sans arrogance. Une start-up, c’est une expérience. La façon dont vous présentez votre projet ou dont vous allez le mettre sur le marché évolue constamment et peut changer au fil des mois et années. Il faut toujours se préparer au changement », conclut Thomas De Schepper.

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