Les Escape Rooms appréciées par les entreprises

Les Escape Rooms appréciées par les entreprises

Nées au Japon il y a une dizaine d'années, les Escape Rooms continuent d'essaimer à travers le monde. Le virus a atteint Bruxelles en 2015. Au sud du pays, c'était jusqu'ici le désert. Jusqu'ici. Car, depuis un an, c'est le branle-bas. Ces pièces où les participants sont enfermés et doivent résoudre des énigmes pour pouvoir s'échapper se sont en effet multipliées. Des noms ? EnigmaLock à Namur. Get Out, Evasion Room et Keywi à Liège. L'Echappatoire à Tournai. In the Room à Mons. Le cabinet de maître Hembise et Escape Room à Charleroi. Treasure House à Durbuy. The Abbey à l'abbaye de Stavelot. Alleluias à Grez-Doiceau... A chaque fois, des énigmes originales sont proposées, portant souvent sur l'histoire locale.

Un jeu d'équipe

Ces Escape Rooms sont utilisées par les entreprises comme activité de team building. «Elles constituent entre 25% et 30% de ma clientèle, témoigne Jonathan Waime, créateur de jeux et gérant d'In the Room à Mons. Le reste des participants sont des familles, des amis et des jeunes qui enterrent des vies de jeune fille ou de garçon.» Les sociétés apprécient surtout le travail en commun que suppose l'exercice. «Entrer dans une Escape Room implique que tous les membres du groupe partagent le même objectif, qui est de sortir. C'est différent des activités classiques de team building, comme le karting ou le paintball. Là, les employés agissent les uns contre les autres. Ici, non. Ils doivent dialoguer et échanger leurs informations. Sinon, ils risquent d'échouer. Les Escape Rooms sont très efficaces de ce point de vue.» Les résultats sont parfois étonnants. «J'ai accueilli un jour une équipe qui venait pour régler des problèmes de communication. Les salariés étaient accompagnés par leur chef d'équipe et par un coach en psychologie. A l'issue du jeu, le chef a avoué qu'il s'était rendu compte d'une chose : il s'appuyait trop sur les anciens employés et n'écoutait pas assez les nouveaux venus. Cela m'a touché. Quelque part, mon jeu a servi de révélateur...»

Aussi utile pour recruter

Les Escape Rooms peuvent aussi servir dans le cadre de recrutements. «C'est assez fréquent en France, poursuit le jeune entrepreneur. Un peu moins chez nous, mais je commence à avoir des demandes. Lors de ces jeux, les personnalités de chacun ressortent vite : leaders, suiveurs, imaginatifs, etc. Parfois, on voit aussi des individus qui se révèlent. Par exemple, un timide qui, pris par l'ambiance, apporte une contribution étonnante». Les chambres d'énigmes ont quand même une limite. En effet, un jeu est en général mené par 7-8 joueurs. Cela rend donc compliqué l'accueil de grands groupes. La parade est alors de multiplier le nombre de salles, afin que tout le monde puisse jouer en même temps et surtout se retrouver pour le débriefing. Et le pot final.

 

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