20 ans, l’âge idéal pour partir à l’aventure !

20 ans, l’âge idéal pour partir à l’aventure !

Suite et fin de l’interview avec Johan Lolos, le photographe belge le plus suivi sur Instagram.

On a évoqué les aspects moins agréables du métier, mais qu’en est-il des points positifs ?

Cela dépend des aspirations de chacun, mais « être payé pour explorer le globe et faire des photos », c’est le luxe absolu selon moi. J’ai la chance de découvrir et de capturer des endroits uniques sur cette belle planète. Sans oublier tout ce qui accompagne le voyage : rencontrer des personnes et des cultures, témoigner des histoires incroyables, créer des souvenirs, etc. Pouvoir vivre ça… c’est dingue ! L’autre élément fondamental, c’est la liberté. Même si la contrainte financière demeure, je suis maître de mon agenda. Un parcours de cinq mois, demain ? Je fonce…

Est-ce que tu te considères comme un photographe qui « voyage pour prendre des photos » ou un « voyageur qui prend des photos pour pouvoir continuer à voyager » ?

Quand je suis parti en Australie, j’étais un backpacker avec un appareil photo dans mon sac. Avec le temps, je me suis construit en tant que photographe pro. Aujourd’hui, les voyages sont des « outils », mon terrain de jeu professionnel. C’est comme cela que je gagne ma vie… Évidemment, j’ai la chance de pouvoir choisir de plus en plus mes projets. Je collabore, par exemple, moins avec des offices du tourisme. C’était une excellente porte d’entrée, mais assez contraignante : un agenda, un cahier des charges précis, etc. Ma démarche pointe désormais plus vers des voyages où j’ai carte blanche : la liberté de tout organiser à ma sauce, tout en intégrant mes sponsors. L’obligation de créer du contenu reste présente, mais ils me font confiance. Cet équilibre me plaît…


Johan Lolos - TEDxUNamur

Arrives-tu à voyager sans dégainer ton appareil ?

C’est compliqué (rires). L’an dernier, avec ma copine, nous sommes partis en Grèce, mon pays d’origine. Nos premières « vraies » vacances depuis 6 ans. L’idée était de décrocher pour profiter d’un quotidien tranquille. Ça a marché les premiers jours et puis il y a eu ce petit déjeuner en terrasse, aux abords du marché du village. L’activité intense, les visages expressifs, la vie débordante et cette petite fille aux traits magnifiques. Elle m’a demandé de la prendre en photo et on a fait un shooting incroyable. Cela a ouvert quelque chose en moi, l’envie de faire plus de portraits, de raconter des itinéraires de vie. Bref, d’ajouter une dimension humaine à mon travail.

Quelles sont les principales évolutions dans ta pratique photo ?

C’est un processus permanent… En Australie, je faisais beaucoup de paysages exotiques, des images très saturées en couleur, avant de me tourner vers la montagne, notamment en explorant les Lofoten en Norvège. Un coin que j’adore… Avec Peaks of Europe, je suis revenu à une approche plus documentaire, toujours avec la dimension aventure, mais avec plus d’espace pour l’humain. Aujourd’hui, je compte poursuivre dans cette direction, avec plus de portraits et plus proche du reportage.

Ta plus grande qualité en tant que photographe…

Je pense que c’est ma capacité à reconnaître la photogénie potentielle d’une scène. « L’œil », diront certains…

Ton parcours peut en inspirer plus d’un… quels conseils donnerais-tu aux nouvelles générations ?

C’est une période idéale pour partir à l’aventure. Il n’y a pas de meilleur moment pour commencer à réaliser ses rêves. Évidemment, ce n’est pas simple, alors il faut écouter ses tripes. Lancez-vous, même si vous ne voyez pas très bien où vous allez. Soyez créatifs, appliquez-vous et saisissez vos chances. À 20 ans, on n’a pas grand-chose à perdre…

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