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Quand vivre en kot s’accompagne d’un projet

Vivre en kot, organiser et participer à des projets sociaux, ludiques, culturel ou sportifs ? C’est le leitmotiv des kots à projets, comme celui de Robin à Louvain-la-Neuve. 
Temps de lecture: 3 min

Il y a kot et kot. Des kots où l’on vit chacun de son côté, certains où l’ambiance est bonne… et encore d’autres où l’on se fédère autour d’une idée commune. « C’est ce qu’on appelle les kots à projets. Un kot où vit une dizaine d’étudiants axés sur un projet spécifique », décrit Robin, étudiant en 2e année de Master en Ingénieur civil en informatique. « Ça, c’est pour le côté formel. En pratique, c’est une communauté qui vit ensemble et qui contribue à la vie estudiantine. On s’implique, on organise des réunions et surtout des événements ».  

Plus de 800 étudiants, rien qu’à Louvain-la-Neuve

 Ces kots à projets comptent plus de 800 étudiants, rien qu’à Louvain-la-Neuve. Cela fait déjà quatre années que Robin fait partie d’un kot à projet. Deux ans au Dépakot, deux ans au Kot-à-jeux. « Le Dépakot est un projet à portée sociale, en partenariat avec l’ASBL les Compagnons Dépanneurs. On allait aider des gens en situation précaire et qui devaient faire face à des travaux chez eux, un déménagement, ou encore détapisser » explique le jeune de 22 ans qui est passé ensuite à un autre projet. « Généralement, on ne reste pas plus de deux ou trois ans dans le même kot à projets. Il n’y a pas de problèmes mais on souhaite connaitre autre chose et c’est toujours chouette de changer ».  

Des événements destinés aux étudiants mais aussi aux habitants   

Aujourd’hui, Robin fait donc partie du Kot-à-jeux. « Nous organisons des soirées de jeux de société, ouvertes à tous, même si ce sont surtout des étudiants de l’UCL qui y participent. Nous avons aussi une grosse soirée casino, avec 200 personnes par soir, avec tout le monde en tenue de soirée. On loue également les jeux de société dans notre kot pour une somme modique. On organise aussi un jeu grandeur nature avec 200 personnes dans Louvain-la-Neuve, le Killer, où tout le monde se traque ». Une ambiance dans le kot, une ambiance dans les événements… mais il y a aussi l’envers du décor.  

Un chef d’équipe qui prend ses responsabilités

 Être dans un kot à projets, cela apporte aussi beaucoup de choses. « Cela m’a appris à gérer une équipe et à avoir des responsabilités. Lors des soirées casino, il y a une équipe de 10 personnes à gérer, 30 bénévoles aussi, des réunions, le budget. Une soirée comme celle-là, c’est 10.000 euros de chiffre d’affaires ». Une telle charge de travail, est-ce toujours conciliable avec les études ? « Je suis en kot à projets depuis 4 ans, et la seule année que j’ai bissée, c’est celle où je n’étais pas dans un kot ». Et tous les étudiants de son kot ont érigé une règle d’or : les études avant tout. « Personne n’en voudra à quelqu’un de ne pas faire une tâche car il doit étudier ou travailler. Après, ça prend beaucoup de temps, c’est clair », rigole-t-il.  

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