« Horizontal ou vertical, le management doit être participatif »

« Horizontal ou vertical, le management doit être participatif »

Nathalie Aldhaleff, la question est simple. Une structure horizontale HR est-elle plus efficace qu’une verticale ? Et est-elle plus adaptée à la génération Y ?

C’est une question plutôt compliquée. Pour moi, une entreprise se doit d’offrir les deux et de pouvoir évoluer. La mobilité doit pouvoir être horizontale comme verticale. Chaque employé a ses envies, que ce soit d’expertise dans un domaine ou de gestion d’équipe. Une société ne peut pas offrir l’une ou l’autre, car elle aura du mal à garder ses jeunes éléments, qui s’ennuient très vite et qui ont une perception à court terme de leur travail. C’est la différence entre ma génération et les Millennials.

Pourquoi leur perception du temps est-elle différente ?

C’est l’accélération de notre époque. Smartphone, Google, tout arrive dans la seconde, la culture de l’immédiateté. Le sentiment de frustration n’existe plus, on n’a plus la patience d’attendre. Dans notre domaine d’activités, il y a 10 ans, on pouvait garder les jeunes éléments 4 à 5 ans. Aujourd’hui, si on les tient 2 ou 3 ans, c’est déjà bien. La jeune génération est plus libre et n’hésitera pas à quitter son job pour partir en voyage, reprendre des études ou faire carrière autre part.

C’est plus compliqué en tant qu’employeur ?

C’est un gros challenge. C’est aussi lié au fait qu’il y a plus de pression qu’il y a dix ans, on attend beaucoup plus et beaucoup plus rapidement de tout le monde. Il y a un besoin de soupape de sécurité et un besoin de liberté.

Une structure horizontale offre-t-elle donc plus de liberté pour la jeune génération ?

Si une entreprise peut proposer les deux structures, c’est idéal. Je ne veux plus être spécialiste marketing, mais je veux évoluer dans un autre département, une structure horizontale pourra le permettre. Je veux être leader et gérer une équipe, la structure verticale le pourra également. Ce qu’il faut aussi, c’est créer un parcours de carrière. Les employés savent alors de quelle manière ils pourront évoluer dans la société, que ce soit de manière verticale et horizontale.

D’un autre côté, la structure verticale, ce n’est pas la culture des niveaux de management ?

Avec des N+1, +2 et +3 avant d’arriver au CEO ? On aura toujours besoin d’un capitaine, de quelqu’un qui donne la direction. Les jeunes aiment avoir un leader, si pas un mentor, pour apprendre, se développer et même sortir de sa zone de confort. Ce qui joue énormément dans une société, plus que la structure en elle-même, c’est que le management se doit d’être participatif, de haut en bas et de bas en haut. De la participation, de la communication et de la mobilité, voilà ce qui est le plus important dans une entreprise.

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