Digital nomads : quelles possibilités ?

Digital nomads : quelles possibilités ?

Travailler du bout du monde ? Pourquoi pas quand son seul outil de travail est un ordinateur portable. De plus en plus de freelances et de télé-travailleurs franchissent le pas. Leur seule contrainte, mais pas des moindres quand on compte s’installer pour plusieurs semaines ou plusieurs mois dans les zones les plus reculées : trouver une connexion Internet haut débit digne de ce nom.

De plus en plus d’acteurs proposent de répondre à ce besoin. Il faut dire que le potentiel économique est important. D’après une étude de WYSE Travel Confederation, ces “laptop workers” représenteraient déjà 2 millions de voyages par an au niveau mondial.

Co-working et co-living

De plus en plus de sites touristiques disposent aujourd’hui d’espaces réservés à ces vacanciers d’un nouveau genre. Des espaces high-tech alliant co-working et co-living, accessibles pour quelques centaines voire quelques milliers d’euros par mois en fonction du lieu et du type d’activités proposées. Car le but n’est pas seulement de travailler, c’est aussi de partager des expériences avec d’autres “travacanciers”.

Basé sur les appréciations de dizaines de milliers d’entre eux, Nomad List classe plus de 1.200 villes du monde entier pour aider les intéressés à faire leur choix. Des villes où ces espaces de travail nouvelle génération poussent comme des champignons. Certaines régions ont en effet rapidement adapté leur stratégie touristique à cette nouvelle demande. C’est le cas de Bali et de Bangkok en Asie, de Buenos Aires et de Medellin en Amérique Latine, ou encore de Prague et de Sofia en Europe, mais pas seulement.

D’autres destinations, plus surprenantes, commencent à se positionner sur ce marché. Deux exemples : le Maroc avec Sundesk et l’Afrique du Sud avec Co-working Safari. Comme son nom l’indique, ce dernier propose aux télé-travailleurs de les héberger mais aussi de les emmener en safari photos.

Voyages organisés

Autre formule, pour les adeptes du all-inclusive : le voyage organisé. Ici, rien à penser. Le vol, l’itinéraire, les espaces de travail et le logement, tout est compris. Principal avantage : la facilité. Pour ceux qui voyagent seuls, c’est aussi l’assurance d’être intégré, dès le début de l’expérience, à un groupe d’entrepreneurs.

Plus d’une dizaine de start-up s’est déjà lancée sur ce filon. Parmi elles : Refuga, Remote Year, ou encore The Remote Experience. Principal inconvénient : le manque de flexibilité dans l’organisation, surtout pour les voyages les plus courts.

Conseils d’un digital nomad

Contribuer à la vie locale

Dernière possibilité enfin pour les digital nomads les plus engagés : les initiatives mêlant travail, vacances et développement local. Plutôt que de se limiter à découvrir et à profiter de la vie locale, les co-workers donnent aussi de leur temps pour améliorer cette vie locale.

A Bali par exemple, Dojo et Hubud proposent ce type d’expérience. Dans les deux cas, l’organisation fournit logement, espaces de co-working et éventuellement activités de loisirs pour environ 1.000 euros par mois. Quant aux pensionnaires, ils mettent leur expertise et leurs compétences au service de projets d’entreprenariat local. Une manière de s’enrichir mutuellement.

Mais quels que soient leurs choix, les digital nomads contribuent la plupart du temps au développement d’une ville ou d’une région. D’après l’étude de WYSE, chacun d’entre eux dépense en moyenne plus de 3.000 euros pendant ses séjours. Ce n’est pas pour rien que les zones en développement mettent tout en œuvre pour les accueillir. L’Estonie s’apprête même à émettre ses premiers “visas pour digital nomads”. Une première mondiale appelée sûrement à faire des petits.

 

 

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