Va-t-on se faire recruter par des robots ?

Va-t-on se faire recruter par des robots ?

Aujourd’hui, la plupart des départements des ressources humaines ou des plateformes de recrutement en ligne comme LinkedIn ou Indeed font une analyse des profils et des CV des candidats en utilisant des mots-clefs. Cela permet aux recruteurs de trier les candidats de manière plus ou moins efficace.

Chez Google, le projet Chameleon est une plateforme alimentée par les managers. Pour en faire une réussite, la multinationale a demandé à tous les employés d’y inscrire leurs préférences en matière d’une part de besoins spécifiques dans les équipes et d’autre part du désir d’évolution dans la carrière. Ainsi la plateforme peut ensuite, grâce à un algorithme mettre en contact les employés les plus correspondants aux besoins des recruteurs et de part ce fait favoriser la mobilité interne. https://www.forbes.com/sites/pavelkrapivin/2018/10/01/how-google-is-using-ai-to-power-internal-talent-deployment/#22fed0a31662

Parfois la machine déraille et devient sexiste.

Inévitablement, les défauts de la technologie commencent à faire surface. En 2014, le géant Amazon a construit un programme permettant de faciliter le recrutement, ils notaient même les candidats avec 1 à 5 étoiles comme ils le font pour leurs produits mis en vente sur leur plateforme. Mais Reuters révèle aujourd’hui qu’en 2015, la firme de Jeff Bezos s’est aperçue que le système ne traitait pas les candidatures de manière très neutre. Les modèles avaient été programmés pour recruter sur base de CV reçus durant les dix dernières années, période où la prédominance masculine dans le monde de la tech était encore plus prononcée qu’aujourd’hui…
https://www.reuters.com/article/us-amazon-com-jobs-automation-insight/amazon-scraps-secret-ai-recruiting-tool-that-showed-bias-against-women-idUSKCN1MK08G

Mais est-ce que l’intelligence artificielle finira par exclure les humains du processus de recrutement ?

Probablement pas. En fait, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’intelligence artificielle pourrait justement rendre le processus de recrutement plus humain et plus juste en permettant à la personne qui vous recrute de mieux vous connaître et donc de pouvoir être plus certaine que le job qui vous sera offert correspondra au plus près à vos attentes et que vous pourrez vous y épanouir. Et puis, un job restera toujours un contrat entre deux personnes physiques. Un recruteur devra toujours vous vendre les avantages de la fonction et vous devrez toujours le convaincre que vous êtes le meilleur profil.
https://www.hrtechnologist.com/articles/recruitment-onboarding/can-artificial-intelligence-eliminate-bias-in-hiring/?utm_source=recent_posts

 

Sur le même sujet
HR
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. L’activité d’imagerie médicale a chuté de 55%.

    Le covid fera bien plus de victimes qu’on ne le pense

  2. Pour la mode et la déco, ce mois de fêtes représente 20% des ventes de l’année. Pour le jouet, cela grimpe à 30%, indique l’UCM qui vient de sonder ses membres. © Photo News

    Déconfinement: vers la réouverture des magasins dès la semaine prochaine

  3. Annelies Verlinden (CD&V), ministre de l’Intérieur. © Olivier Matthys.

    Coronavirus: crispations des politiques francophones autour des prises de décisions

La chronique
  • La chronique «Enjeux»: Je ne veux rien savoir…

    Le monde est mal fait. Et la pandémie a encore démontré cette désolante lapalissade. Alors que dans les pays autoritaires, des citoyens se battent contre une disette d’informations fiables sur le covid-19, dans les pays démocratiques une partie significative du public se plaint de la « surabondance informationnelle » et en prend prétexte pour se débrancher.

    Aux Etats-Unis, selon le Pew Research Center, le pourcentage de personnes « suivant de très près » les informations sur la pandémie est passé de près de 60 % en mars à 35 % en septembre, alors que la crise sanitaire explosait. Une étude du Reuters Institute de l’Université d’Oxford confirme ce même phénomène au Royaume-Uni. Une partie croissante de la population évite même totalement l’information sur la pandémie. « Elle me met de mauvaise humeur, elle me déprime », déclarent ces sourds volontaires.

    L’ignorance qui tue

    Or, le succès de la riposte sanitaire dépend en grande...

    Lire la suite

  • Par Frédéric Larsimont

    Maradona, l’homme qui a tué le joueur tout en faisant sa légende

    Dernière et ultime provoc en référence à l’un des gestes marquant de sa carrière lors du Mondial 86 face à l’Angleterre, Diego Maradona a rendu hier après-midi son dernier souffle pour le remettre entre les mains de Dieu. Du moins l’espèrent ceux qui le pleurent et prient aujourd’hui pour le salut d’une âme damnée doublée d’un génie du foot. El Pibe de Oro, le gamin qui s’est extrait des quartiers pauvres de Bueno Aires pour devenir une icône du sport mondial, s’en est allé au terme d’une vie qu’il a brûlée par tous les bouts possibles et...

    Lire la suite