Quel capital pour lancer ma start-up en Wallonie ?

Quel capital pour lancer ma start-up en Wallonie ?

Deuxième volet consacré aux aides et financements pour démarrer sa start-up. En Wallonie cette fois. Là, ce n’est pas le 1819, comme à Bruxelles, qui vous oriente, mais le 1890. Lancé en décembre 2018, le service est similaire à celui créé quelques années plus tôt dans la capitale : un guichet unique pour tous les (aspirants) entrepreneurs et un service adapté à chaque profil.

Débroussailler la jungle des solutions disponibles

À l’heure actuelle, toutes les informations de base sont consultables en ligne. Si ce n’est pas suffisant, ou si au contraire la masse d’informations vous dépasse, il vous faudra alors prendre votre téléphone et composer... le 1890. « Nous n’insistons pas directement sur cet appel téléphonique, c’est volontaire. Le but, c’est vraiment que chacun puisse se prendre en charge et fasse sa propre recherche sur le site, explique Emmanuelle Gendebien, responsable du 1819. Et ce qu’on peut dire, c’est que ce premier canal remplit bien son rôle, il répond aux questions simples. Lors des appels téléphoniques, nous n’avons que des questions multiples ou complexes. »

D’ici quelques temps, des points de contact physiques doivent aussi voir le jour un peu partout en Wallonie. Mais là non plus, il ne sera pas question de fixer un rendez-vous pour poser une simple question dont la réponse se trouve déjà en ligne. « Il faut que ce rendez-vous ait une valeur ajoutée par rapport au site et au téléphone. La détection de ce besoin d’un rendez-vous se fera d’ailleurs exclusivement via le deuxième canal (appel téléphonique, ndlr). »

La plateforme, en tout cas, a déjà son petit succès. 90 jours après sa création, plus de 45.000 sessions ont déjà été comptabilisées. Quant aux questions posées par téléphone, elles trouveraient toutes une réponse dans les 48 heures. Pour l’instant en tout cas, l’objectif étant maintenant de pouvoir maintenir la cadence.

Des aides

Le service 1890 se veut le plus exhaustif possible, notamment en ce qui concerne les subsides et autres aides publiques. En fonction de ses réponses à 3 questions – qui suis-je ?, que veux-je faire ? et de quoi ai-je besoin ? -, l’aspirant entrepreneur est orienté vers ce qui lui correspond le mieux.

Parmi les solutions disponibles : les nombreux chèques-entreprises, primes, ou réductions de cotisations ONSS, avec chaque fois un descriptif de la solution et la marche à suivre pour y prétendre.

Du financement

Bien souvent cependant, les aides publiques ne suffisent pas à couvrir les besoins en capitaux pour lancer sa start-up. Le 1890 renvoie donc également vers les structures publiques ou privées susceptibles de financer tel ou tel projet en partie ou en totalité. « Nous ne faisons pas de conseil, précise Emmanuelle Gendebien. Nous donnons de l’information généraliste pour orienter vers le bon interlocuteur. »

Au principal intéressé ensuite de contacter ces interlocuteurs (SRIW, Sowalfin, Invests, banques, ou autres) pour entreprendre les démarches. À moins que la tâche n’apparaisse trop colossale, auquel cas un accompagnement peut s’avérer judicieux. Là aussi, des renseignements sont disponibles sur la plateforme 1890. Reste à savoir avec quelle facilité les utilisateurs peuvent les trouver. Et ça, trois mois seulement après le lancement du site, il est encore beaucoup trop tôt pour le dire...

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