Quels subsides pour démarrer ma start-up à Bruxelles ?

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Avec votre famille et vos amis, vous avez déjà mis tout ce que vous pouviez sur la table. Il vous faut maintenant aller chercher du financement ailleurs. Mais avant de penser banques, business angels et autres fonds d’investissement, n’oubliez pas les aides publiques. L’administratif peut être un peu lourd mais le jeu en vaut parfois la chandelle. À Bruxelles, le 1819 vous aide à faire le tri.

Trop de choix

Prêts, prises de participation, primes... Qu’elles viennent de Bruxelles Économie et Emploi, d’organismes régionaux, des communes ou encore du fédéral, les possibilités financières ne manquent pas. Au contraire, la liste est tellement longue qu’il y a de quoi être découragé. Surtout qu’au final, votre projet n’est sûrement éligible qu’à une poignée d’entre elles, voire moins.

Si vous voulez vous lancer dans la capitale, le moteur de recherche du 1819 peut vous aider à identifier les aides et financements auxquels vous pourriez éventuellement avoir droit. “Mais même en ligne, il y a toujours trop de choix, reconnaît Véronique Flammang, la responsable du 1819. Il n’y a rien de tel que l’humain.”

Une orientation gratuite

Le 1819 vous oriente gratuitement donc par téléphone et, depuis 2017, en personne via son point d’information. 12 conseillers au total répondent aux questions des aspirants entrepreneurs sur les aides publiques disponibles. “ Au niveau de la Région, il y a la prime pour indépendant de 4.000 euros (pour les demandeurs d’emploi, ndlr), avec toute une série de conditions. Il y a aussi l’organisme de financement régional, finance.brussels, qui donne toute une série de prêts ou de participations au capital, du microcrédit jusqu'à de très gros financements. Ça peut aller jusqu'à un million d’euros. Ça va complètement dépendre du projet, des fonds propres, etc.”, résume Véronique Flammang.

L’aide peut être uniquement publique ou prendre la forme d’un cofinancement avec le privé. Le 1819 renvoie d’ailleurs, le cas échéant, vers d’autres solutions de financement, comme les business angels et, de plus en plus, le crowdfunding. Mais dans tous les cas, c’est de la pure information. Le porteur de projet reste le seul à effectuer les démarches administratives nécessaires.

Un accompagnement fortement encouragé

Ça ne veut pas dire que l’orientation s’arrête là cependant. Si le 1819 n’assure aucun suivi, libre à l’entrepreneur de reprendre contact régulièrement au gré des besoins. Voire, dans certains cas – c'est même souvent les conseillers qui le suggèrent -, d’entamer une sorte de coaching, là aussi gratuit.

“On va pousser le candidat vers de l'accompagnement pour être sûr que tous les documents soient en ordre, que le projet tienne la route, qu'il y ait un business plan présentable, pour lui donner un maximum de chances d'obtenir son financement. Si le projet n’est pas viable en l’état, c’est important de le savoir”. D’après la responsable du service, 30 à 50% des bénéficiaires de cet accompagnement finiraient finalement par se lancer.

Difficile d’en savoir plus sur l’efficacité du service ou la pérennité des sociétés créées. On sait juste que l’an dernier, le 1819 a renseigné 8.500 entrepreneurs en herbe, 20% de plus qu’un an plus tôt. Avec des projets dans tous les secteurs mais évidemment quelques tendances qui se dégagent : “ça freine un peu, mais on a eu beaucoup de projets d'apps. Et de plus en plus, il y a le durable, l'économie circulaire et l'économie sociale, surtout chez les plus jeunes.” La conclusion ? “Souvent, un super projet avec les gens qu'il faut pour le porter va finir par trouver du financement.”

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