Quand le coworking s’invite dans l’entreprise

Quand le coworking s’invite dans l’entreprise

Comment définissez-vous le corpoworking ?
C’est une évolution et une déclinaison des New Ways of Working (NWOW) suite à l’essor du coworking. C’est le fait de mettre des espaces de travail partagé pour des salariés d’une entreprise mais aussi pour des partenaires et des clients, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Pourquoi les entreprises proposent-elles du corpoworking ?
L’idée, c’est d’offrir les effets du coworking au sein même d’une entreprise. Ce qu’elles recherchent, c’est la notion de fédération et de communauté, d’échange et de partage. Elles tentent de reproduire cela dans leurs propres locaux pour stimuler le networking interne et le développement de projets.

Quels avantages peuvent-elles en tirer ? Et y a-t-il des risques ?
L’entreprise offre à ses collaborateurs un autre cadre de travail que le traditionnel composé de bureaux fermés ou open spaces sans âme. Un lieu qui répond aux différents besoins tant au niveau du confort que des conditions pour pouvoir être plus productif et concentré. Du côté des risques, ces conditions de concentration et de silence justement, lors d’un appel téléphonique par exemple, doivent être également idéales. Pour les entreprises, si elle décide de l’ouvrir aux partenaires externes, les accès et la confidentialité des informations et projets doivent être bien définis au départ. A quoi les externes auront accès, et à quel niveau ?

Dans les faits, à quoi ressemble un espace de corpoworking ?
Au niveau visuel, on est dans du coworking « classique ». Un espace partagé, un cadre convivial avec différents agencements, de l’open space aux salles de réunion en passant par les petits espaces quand on a besoin de s’isoler. Il peut aussi y avoir d’autres types de services, comme des potagers, des ruches… des choses qui permettent de se retrouver, de partager et d’être dans un autre cadre de travail.


A quoi ressembleront les bureaux en 2030 ?

Est-ce qu’ouvrir un espace de corpoworking suffit en soi ?
Idéalement, si on veut faire du vrai corpoworking, il doit y avoir une logique d’animation de communautés des salariés mais aussi des partenaires extérieurs, freelances et start-up avec une personne chargée de créer des liens et de susciter les collaborations. C’est sa tâche de mettre sur pied des interactions, des activités sociales (brunch, partage d’expériences, workshop…) pour que la communauté travaille ensemble.

Le corpoworking convient-il à toutes les entreprises ?
Franchement, il n’y a pas de modèle-type à mettre en place et cela convient à tout le monde. Cela doit d’abord résulter d’une politique interne et d’une volonté de la mettre en œuvre, peu importe la taille de l’entreprise ou son domaine d’activités. Que ce soit dans l’assurance ou le numérique, et les organisations publiques peuvent aussi s’y mettre. Il y a les ING Cafés en France, les BNP Flagship Store chez nous. Même le BEP, le bureau économique de la Province de Namur, s’y est mis en réaménageant son rez-de-chaussée, où salariés comme visiteurs peuvent y travailler.

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