Et si on mangeait les emballages de nos aliments ?

Et si on mangeait les emballages de nos aliments ?

Manger des aliments avec leur emballage ? Ne confondez pas avec le dernier défi idiot des médias sociaux qui ont vu des prétendants aux Darwin Awards manger des fruits et légumes avec leur peau ou des aliments avec leur emballage en plastique et/ou en carton. Nous parlons ici d’emballage bio et comestible. Comme l’idée proposée par la start-up Scoby.  

L’emballage qui pousse en même temps 

L’idée derrière Scoby émane du travail de fin d’études d’une designer polonaise, Rosa Janusz. L’emballage est 100% biodégradable mais surtout, il pousse en même temps que les aliments et les protège. Ce packaging, une sorte de peau naturelle, est créé à partir de matières organiques suite à un processus de fermentation. Cette peau, comme celle des oignons, forme une barrière naturelle contre les pesticides mais aussi contre l’oxygène, qui accélère la décomposition des aliments. Reste au consommateur final à décider s’il mange l’emballage ou s’il le composte.   

Des emballages à base d’algues 

L’Indonésie est l’un des pays les plus touchés par la pollution de plastique. En plus d’être comestibles et nutritifs, les emballages à partir d’algues créés par Evoware sont aussi biodégradables et se dissolvent dans l’eau. Soutenue par le WWF, l’entreprise indonésienne développe des packagings pour les sauces de nouilles instantanées, du sucre, du café et même des hamburgers. En utilisant les algues, Evoware participe aussi à l’amélioration des conditions de vie des producteurs.  

L'exemple d'Evoware

Les verrines et la vaisselle qui se mangent 

Vous avez déjà participé à un cocktail ou un walking dinner chez un client ? Ce type d’événements génère souvent des déchets plastiques. Là où les alternatives précédentes proposaient de manger l’emballage, la start-up Do Eat, elle, offre de manger le contenant, à savoir des verrines. 100% comestibles et réalisées à partir d’une recette naturelle à base d’eau et de pommes de terre (oui c’est belge !). Le concept joue aussi sur le côté cool avec un tas de recettes et des verrines créatives. 

Et en pratique ?  
Dans de nombreux cas, les emballages comestibles sont encore à des stades expérimentaux et sont parfois loin de finir dans nos assiettes. De plus, un emballage comestible n’empêche pas forcément le suremballage. Le meilleur exemple étant les fameuses « boulettes d’eau » Ohoo ! Si la bouteille d’eau est remplacée par une bulle biodégradable et comestible créée à partir d’algues… comment sont-elles acheminées ? Dans tous les cas, c’est tout de même un pas important vers la réduction du plastique. 

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