Quand un employé de Google se moque de la Silicon Valley... en chanson !

Quand un employé de Google se moque de la Silicon Valley... en chanson !

Sand Hill Road - du nom de la célèbre route qui traverse la Silicon Valley -, c’est ainsi que LJ Erwin a décidé d’intituler sa parodie d’Old Town Road. Le choix de cette chanson était une évidence. Ce tube rap country de Lil Nas X, sorti fin 2018, a déjà été écouté près d’un milliard de fois sur Spotify. Sans parler des centaines de millions de vues enregistrées sur Youtube. Au point de devenir l’hymne de toute une génération. 

La thématique du remix a de quoi susciter l’intérêt dans le petit monde des start-up, notamment au sein des générations Y et Z. L’auteur se moque des petites (et grosses) absurdités de la Silicon Valley, de plus en plus désertée justement par les jeunes diplômés. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est plutôt bien placé pour le faire. 

Epopée d’un startupper 

Ici, on ne suit plus l’épopée d’un jeune artiste avide de reconnaissance, comme dans la version originale, mais celle d’un jeune entrepreneur impatient de lancer sa start-up. Avec tous les aléas que cela comporte, pour lever des fonds par exemple. Le titre, Sand Hill Road, fait référence à la longue route où se succèdent les venture capitalists (VC), ces grosses sociétés de capital-risque qui règnent en maîtres sur la Silicon Valley et que tout startupper californien rêve de séduire... à n'importe quel prix.  

Les premières paroles plantent le décor : « Moi et ma start-up, nous allons descendre Sand Hill Road. Je vais lever des fonds jusqu’à n’en plus pouvoir. » Puis c'est le dress code qui est passé en revue : du sac Herschel à l’iWatch Matte Black, en passant par les baskets Allbird’s black. Une sorte de panoplie que tout entrepreneur se doit d’adopter s’il veut se faire un nom (et une réputation) dans la Silicon Valley. Y compris quand on s’appelle Larry Page (cofondateur de Google) ! 

Sand Hill Road - LJ Erwin

Un message porteur de sens 

« Le parcours d’un jeune artiste est très proche de celui d'un fondateur de start-up, qui s'est aussi fixé comme mission de transformer sa vision en réalité, peu importe les obstacles, écrit LJ Erwin dans un article pour Product Hunt. Bien que ce projet ait commencé comme un défi d'écriture, j'espère que la chanson deviendra un hymne de rassemblement pour les fondateurs. » 

Un hymne humoristique mais aussi porteur de sens : « Aucun VC ne peut rien m’imposer », martèle le responsable du Startup Program de Google cloud dans son refrain. 

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