Nouvelles règles pour les espaces de coworking

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Il est bien loin le temps où seul Starbucks était leader malgré lui-même sur les espaces de coworking. Certes il est toujours possible de se blottir dans un divan cossu d’un café à la marque de la sirène verte et d’y passer la journée en tapotant sur son laptop mais aujourd’hui les millennials et les jeunes entrepreneurs cherchent l’expérience.

Un lieu de rencontre et de partage.

La promesse de ces bureaux d’un nouveau genre : vous permettre de pouvoir travailler sans vous soucier de la location d’un bureau, d’avoir sur place tout ce qu’il vous faut pour être efficace : wi-fi haut débit, salles de réunions, photocopieuses, imprimantes, en-cas et salles de relaxation… Et surtout vous permettre de sortir de chez vous et faire la connaissance d’autres entrepreneurs afin de partager des idées et de vous faire évoluer dans votre business.



Les restaurants s’y mettent aussi pour attirer de nouveaux clients leur permettant de couvrir les loyers commerciaux qui explosent dans grandes villes. Certes, des investissements techniques et des aménagements sont nécessaires pour que le modèle fonctionne mais l’investissement en vaut la peine car in fine les travailleurs deviennent de vrais clients et font même venir leurs amis pour se restaurer après leur boulot.

La startup Spacious a saisi l’opportunité en proposant à des restaurants de faire un partenariat pour mettre en location des espaces dans leurs établissements. Le principe est simple : à l’instar des espaces de coworking traditionnels comme WeWork, l’utilisateur paie un abonnement mensuel et a accès à une quinzaine de restaurants à New York où il peut s’installer dans une zone dédiée. Le bénéfice pour le restaurant ? Rentabiliser les heures creuses entre les services en touchant une fraction de l’abonnement mensuel demandé par Spacious.
https://www.vox.com/the-goods/2018/10/8/17943548/spacious-kettlespace-weach-seats-restaurant-coworking

Les entreprises quant à elles n’ont pas dit leur dernier mot, elles sont obligées de se réinventer. Alors que certaines sociétés comme Google ou Facebook demandent à leurs employés de venir travailler sur le site et ne favorisent pas le travail à domicile, d’autres entreprises se lancent dans le bureau flexible en permettant à d’autres types de sociétés de partager leurs espaces et par conséquent de réduire la facture de location. Los Angeles est par exemple la deuxième ville des Etats-Unis en termes de nombre d’espaces de travail flexible avec plus de 328.000 m2. https://www.bisnow.com/los-angeles/news/office/report-coworking-is-growing-in-los-angeles-now-the-second-largest-in-the-country-93329

Comme les salles de sports le font, il y a aussi la possibilité de s’abonner à des espaces de coworking spécifiquement réservés à une « communauté ». A Saint-Louis dans l’état du Missouri, RISE propose un espace réservé uniquement aux femmes entrepreneur. Le concept ne se contente pas uniquement d’un lieu privilégié mais propose aussi des opportunités à des étudiantes d’écoles secondaires de pouvoir bénéficier d’un programme de mentorat leur permettant de lancer leurs business dans des conditions optimales et dans un cadre motivant. https://www.forbes.com/sites/allbusiness/2018/09/26/4-female-focused-coworking-spaces-women-entrepreneurs-should-join/#79b16f2477a7

 

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