Entrepreneurs : pensez à prendre soin de votre santé mentale !

Entrepreneurs : pensez à prendre soin de votre santé mentale !

Regardons la réalité en face, le parcours d’un entrepreneur est digne des plus grandes montagnes russes avec des embûches et des réussites phénoménales. 

Souvent seul, l’entrepreneur doit remplir tous les rôles d’une entreprise en croissance et quand il pense à lui, c’est souvent en fin de chaîne, privilégiant son projet, ses collaborateurs et investisseurs. 

Une réalité interpellante 

En 2020, aux Etats-Unis, plus de 27 millions de personnes seront indépendantes, ce qui représente une part non-négligeable de la population active. Créées par des passionnés, les start-up sont confrontées à des chiffres ambitieux : selon, l’association des petites entreprises américaines, 80% des entreprises crées survivront la première année de leur activité et 50% après cinq années. 

Le chercheur Michaël Freeman de l’Université de Californie à San Francisco a mené des recherches auprès d’entrepreneurs américains. 72% reconnaissaient que leur santé mentale était une préoccupation dans leur parcours.  

Les raisons de ces difficultés 

Par choix, l’entrepreneur est souvent seul dans ses démarches, car l’entourage n’adhère pas à son projet ou parce qu’il n’est pas compris par rapport aux longues heures de travail qu’il doit réaliser pour mener à bien son projet. Du coup, le risque d’isolement est grand. D'autant que, par définition, celui qui entreprend n’arrête jamais. Week-ends, vacances... Il a donc moins de temps pour laisser son cerveau se reposer, déconnecter et mieux créer. 

Autre raison : le droit à l’échec. Très populaire Outre-Atlantique, the « right to fail » peut apporter une certaine souplesse par rapport aux difficultés rencontrées lors de la création de son activé. Comme le dit le milliardaire Mark Cuban, « it doesn’t matter how many times you have failed, you only have to be right once » (« peu importe le nombre de fois où vous avez échoué, il vous suffit d’avoir raison une seule fois »). Mais ce principe doit d’abord être accepté par l’entrepreneur lui-même. 

Les signes évocateurs d’une détresse psychologique sont par exemple un changement d’attitude dans la vie personnelle, une mauvaise qualité de sommeil ou des perturbations dans le régime alimentaire. Somme toute, des signes assez répandus mais qu’il faut savoir écouter en amont pour ne pas en souffrir. 

Des solutions existent 

  • Demander de l’aide : c’est la toute première démarche à accomplir. Ce n’est pas une faiblesse de faire appel à quelqu’un, au contraire. C’est plutôt un signe d’ouverture et d’intelligence. Nous restons humains, nous ne pouvons pas tout gérer seul et encore moins quand nos émotions et notre santé mentale en souffre. S’ouvrir à un professionnel, qu’il soit de la santé ou dans le même secteur d’activité que votre entreprise, sont des possibilités à envisager. S’entourer d’un mentor qui pourra, avec une vue extérieure, détecter les points sur lesquels vous devez changer de stratégie ou d’attitude pour retrouver un rythme sain s’avère particulièrement efficace. 

  • Mettre de limites : personne n’a jamais changé le monde en travaillant non-stop 24/7. D’abord car, physiologiquement, c’est impossible et puis parce que nous ne sommes pas (encore) des robots. Pour y arriver, fixez 3 ou 4 objectifs stratégiques par an qui vous permettront de garder un cap sur les priorités de votre entreprise et qui pourront peut-être vous éviter de vous perdre dans les détails. 

  • S’aérer la tête : que ce soit dans la pratique régulière d’un sport, d’une marche quotidienne de même 10 minutes, ou encore dans la découverte de la pleine conscience. Exercez régulièrement une activité différente de votre travail pour vous vider la tête. C’est paradoxalement le meilleur moyen pour retrouver de la créativité. 

Sur le même sujet
Starter
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Bénédicte Linard, la ministre de la Culture, a expliqué qu’elle proposerait six projets d’«événements tests».

    Coronavirus: les «événements tests», une perspective culturelle toute relative

  2. Colossal, ce chantier portant sur 12.000m² s’étalera jusqu’en 2023 au moins.

    Sous les couches de peinture, la Bourse d’antan revient à la vie

  3. La ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden peut respirer: son avant-projet de loi n’a pas été éreinté par le Conseil d’Etat.

    Le Conseil d’Etat ne démolit pas l’avant-projet de loi pandémie

La chronique
  • Les terrasses, les Liégeois et le roi Philippe: les gagnants et les perdants de la semaine

    Les gagnants

    Les terrasses

    Elles pourront donc rouvrir le 8 mai et certaines d’entre elles anticiperont pour la Fête du Travail. Les terrasses… Nos autorités songent sans doute à ces espaces cosy, fauteuils et couvertures pour les frileux, tasse de thé et cocktail sans alcool. Nous, on songe surtout au Carré à Liège, à la place du « Vieux » à Namur, au Marché-aux-Herbes de Mons et à Flagey bien sûr. Et ça, ce sera « le joyeux bordel », dirait Maxime Prévot.

    Jérémie

    On avait le choix mardi soir entre PSG-Bayern et la finale de The Voice. Et vous savez quoi ? La musique l’a emporté sur le foot. Avec Jérémie, la Belgique tient un sacré talent, mélange de Harry Belafonte du plat pays et d’Al Jarreau noir jaune rouge. Et pour le foot, rien n’est perdu : entre deux refrains, Jérémie défend aussi les buts de Walhain, a-t-...

    Lire la suite

  • Comment faire rentrer le désir de rébellion dans sa boîte?

    Far west ? Au sens figuré, c’est « le nom que l’on donne à un endroit où règne la loi du plus fort ». Géographiquement, le Far West est lié au sol nord-américain, mais la peur est que, le 1er mai prochain, il prenne ses quartiers à Liège-la-rebelle et pas que…

    Le souci n’est ainsi plus seulement le virus et ses variants assassins mais le risque d’une autre contagion, celle de la « désobéissance civile », ce mouvement via lequel des citoyens transgressent délibérément, de...

    Lire la suite