Transpolis, terrain de jeu géant de la mobilité du futur

Transpolis, terrain de jeu géant de la mobilité du futur

39… c’est le nombre d’heures que le Belge passe chaque année dans les bouchons. Malgré ce constat, la voiture continue de dominer la plupart de nos déplacements, puisque 61 % de nos trajets se font au volant. Contre 5 % au guidon d’un vélo. Mais il suffit d’ouvrir l’œil — voire les deux pour éviter de tomber sur une trottinette — pour s’apercevoir que le panorama de la mobilité évolue. Lentement, c’est vrai, mais il change. Juste une intuition ? Pas vraiment.  

Un rapport récent du SPF Mobilité et Transports montre que le deux-roues gagne du terrain sur plusieurs tableaux, et en particulier dans les zones urbaines… Même si cette tendance est encore trop légère pour renverser la voiture, une chose semble certaine : nous sommes à la croisée des chemins. Tant l’innovation technologique que les enjeux, à la fois, énergétiques, environnementaux et sociétaux nous poussent à réinventer la mobilité. 

Nostradamus, es-tu là ? 

Même si la science-fiction s’est efforcée d’alimenter notre imaginaire, de Isaac Asimov à Retour vers le Futur, en passant par Le Cinquième Élément, bien malin celui qui est aujourd’hui capable de prédire l’avenir de la mobilité. Et pour cause, c’est une équation à multiples inconnues. De la voiture et du vélo (voire même des avions) électriques aux taxis drones, en passant par les camions accordéons, les bus autonomes, les motos volantes ou les trains à la vitesse d’un avion, des projets futuristes — et plus ou moins réalistes — voient le jour.  

Mais la mobilité ce sont aussi les infrastructures (les routes, les voies dédiées, les stations de recharge, les parkings, l’éclairage, etc.) et l’intégration des véhicules dans l’espace, entre autres, urbain. C’est la raison d’être de Transpolis, une véritable ville laboratoire grande nature pour explorer les pistes de demain. 

Transpolis, comme au cinéma 

12 kilomètres de rues, des ronds-points, des passages piétons, des feux rouges et même une portion d’autoroute, Transpolis a tout d’une ville… fantôme. 80 hectares, sans habitants, mais offrant toutes les infrastructures nécessaires pour réinventer une mobilité urbaine durable. Ce projet unique en Europe, situé à 50 kilomètres de Lyon, permet ainsi à toute une série d’acteurs (entreprises technologiques, industrielles, financières, etc.) d’expérimenter des solutions innovantes. 

Concrètement ? Sur le site, une ancienne zone militaire de stockage de munitions, tout est connecté, évolutif et modulable pour s’adapter aux besoins des divers scénarios. Une route plus large ou changer le marquage au sol ? C’est possible. Un véritable écosystème, qui autorise tout type d’essais, ainsi que le développement d’une vision systémique de la mobilité : du véhicule autonome connecté à la gestion dynamique des parkings et des flux urbains, en passant par la logistique ou les stations de recharge multi-énergie. Mieux vaut le voir pour le croire… 

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