Alternatives à la voiture : nous avons comparé !

Alternatives à la voiture : nous avons comparé !

Les nouveaux acteurs de la mobilité veulent nous inciter à troquer notre véhicule personnel contre une alternative moins polluante et moins génératrice d’embouteillages. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que nous avons désormais l’embarras du choix. Dans les grandes villes tout du moins.  

Au point qu’il est parfois difficile de faire le tri dans toutes ces offres. Nous avons donc testé chaque option pour vous, sur un trajet classique domicile (Woluwe-Saint-Lambert) - travail (Bruxelles centre). Temps de trajet en voiture pour une arrivée au travail à 9 heures : entre 30 et 45 minutes selon les jours.

Transports en commun : au sec et plus ou moins à l’heure 

Temps de trajet : 32 minutes 

Les bons vieux transports en commun n’ont pas dit leur dernier mot. Loin de là. A condition d’avoir un arrêt (couvert) à proximité de chez vous, vous restez au sec pour 2,10 euros par trajet (1,40 euro avec une carte Mobib) ou 49 euros par mois. Et en plus, vous avez même la possibilité de lire le journal avant d’arriver au boulot. 

La fréquentation des bus, trams et métros bruxellois a d’ailleurs continué d’augmenter l’an dernier. 417,5 millions de voyages ont été réalisés, 4% de plus qu’en 2017.  

Vélo personnel : le moins cher évidemment 

Temps de trajet : 35 mns    

Aucune surprise, sur la plus haute marche du podium des moyens de transport bon marché, nous retrouvons le vélo. Eh oui, la force des jambes ne coûte rien, si ce n’est quelques efforts et peut-être quelques gouttes de sueur.  

Pas super certes pour arriver au travail mais, en Belgique, il y a sûrement plus à craindre de la pluie que de la chaleur. Qui plus est, c’est bien connu, à vélo, on dépasse les autos et les taxis. Surtout si votre vélo est électrique ! 

Vélos partagés : pour ceux qui n’ont pas la place 

Temps de trajet : 50 mns     

Vous ne souhaitez pas investir dans un vélo ou vous n’avez pas assez de place pour le stocker ? Les deux-roues partagés sont peut-être pour vous. En ce qui nous concerne, nous avons d’abord testé le Villo!, qui nous a coûté 2,10 euros à l’aller (1,60 euros pour le ticket journalier + 0,50 euro de demi-heure supplémentaire) et 1 euro au retour pour les deux demi-heures supplémentaires. Et la note évidemment descend avec un abonnement hebdomadaire ou annuel.  

Seuls problèmes avec les Villo! : leurs modalités de retrait, un peu lourdes, et la nécessité de pousser, avec seulement 7 vitesses, dans certaines montées. Mais tout cela est en passe d’être réglé. La procédure va en effet être simplifiée et, bonus, un tiers de la flotte va devenir électrique pour 4,15 euros de plus sur par abonnement.  

Trottinettes et vélos électriques : les plus flexibles 

Temps de trajet : 26 mns 

Cet été, Villo!, ou plutôt e-Villo, vient donc renforcer l’offre de vélos électriques dans la capitale. Certes pas en free floating mais néanmoins avec une spécificité avantageuse : une formule abonnement à l’année (moins de 40 euros), là où ses concurrents Jump et Billy font payer à la minute, exactement comme pour toutes les trottinettes électriques.  

Ces derniers présentent par contre l’avantage, nous le disions, de pouvoir être déposés devant votre porte en fin de parcours. Pour notre trajet entre Woluwe-Saint-Lambert et Bruxelles centre, cela nous a coûté un peu moins de 5 euros, soit 10 euros par jour. Le côté pratique dépend évidemment de votre facilité à trouver un véhicule près de chez vous et du nombre de pistes cyclables sur votre chemin. 

Carsharing : une fois de temps en temps 

Temps de trajet : entre 45 mns et 1 heure 

Dernière option : le partage de voiture. Là, aucun gain de temps surtout si vous devez, comme nous, marcher une dizaine de minutes pour trouver un véhicule disponible. En revanche, pas de stationnement à payer pendant la journée ni de frais d’entretien comme pour une voiture personnelle. 

Montant dépensé : entre 10 et 15 euros par trajet selon le trafic. Pas l’option la plus économique donc mais peut-être une solution à considérer pour celles et ceux qui ne peuvent pas, pour une raison ou une autre, se passer d’une voiture. Surtout pour un besoin ponctuel. 

Conclusion

En ce qui nous concerne, vu la proximité des transports en commun, ceux-ci s'avèrent les plus intéressants, tant en termes de temps qu’en termes de coût. Néanmoins, le vélo reste un mode de transport particulièrement attractif, surtout les jours de beau temps. 

A chacun donc de trouver la formule qui lui convient le mieux, sachant que l'idéal consiste sûrement à combiner ces différents types de mobilité au gré des besoins et des envies... et de la météo ! 

Sur le même sujet
Mobilité
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Image=d-20200503-GG2DT2_high

    Certains Belges n’ont toujours pas reçu de masques

  2. d-20191022-3WU08Z 2020-02-14 13:30:22

    Evolution de la propagation du virus en Belgique: les hôpitaux se vident, surtout en Wallonie (infographies)

  3. d-20200528-GGCWQR 2020-05-28 15:41:35

    Ecoles: la réouverture des maternelles étalée sur la semaine

La chronique
  • Après la solidarité, le partage?

    Il est des débats dont personne ne sort gagnant. Ni l’objet, ni les participants, ni les intéressés. Des refrains qui deviennent des ritournelles. Le disque s’use, s’enraye, s’épuise, et finalement se reprend et repart. La ritournelle… Celle de la fusion des polices locales bruxelloises, après certains faits divers, pas tous, sans que l’on sache vraiment pourquoi parce que ni le manque de dialogue ni l’absence de concertation entre zones n’est une cause identifiée du problème… Celle de la négation ou mise sous tutelle d’une Région qui n’en serait pas vraiment une lorsque Bruxelles se fait trop complexe, trop encombrante, trop entreprenante dans une politique d’enseignement, de culture ou de petite enfance. Celle d’une ville morcelée entre des baronnies, aux nobles seigneurs (les bourgmestres), privilégiant leur once de pouvoir à l’efficacité de l’action publique.

    Celle d’une capitale qui mériterait bien peu son titre, parce qu’inhospitalière pour les autres habitant(e)s du Royaume que les sien(ne)s, ingrate envers celles et ceux qui, au-delà de ses frontières, la font vivre. Ces couplets-...

    Lire la suite

  • Un baromètre pour regarder la crise économique dans les yeux

    La double peine, c’est ce que nous inflige le Covid-19 : les morts d’abord, les destructions d’emploi en vue. Deux terribles factures qui s’enchaînent : à peine venons-nous de quitter le pic du nombre de décès, des contaminations et de la crise sanitaire que nous plongeons dans le pire de la crise économique.

    Si nos systèmes de santé ont été confrontés à une pandémie sans précédent inattendue, impréparée et inédite, notre système économique, lui, fait face au défi le plus lourd depuis la Seconde...

    Lire la suite