Se lancer comme indépendant après 50 ans !

Edition numérique des abonnés

Traditionnellement, l’arrivée de la retraite, ou son approche, rimait avec la (perspective de la) fin de l’activité professionnelle et le début d’une nouvelle vie. Pour certains, c’était le jardinage, pour d’autres le golf, les randonnées, les voyages, ou juste un repos bien mérité. Mais tout a changé. Et l’on rencontre donc de plus en plus de candidats à l’entrepreneuriat de 50 ans et plus.

D’abord parce que certaines personnes souhaitent demeurer engagées et ne voient pas du tout leur avenir dans des pantoufles ou à regarder pousser leurs salades. De plus, selon les métiers et l’état de santé, on arrive à ces âges en bien meilleure forme qu’il y a 20 ou 30 ans. Et, dans ce contexte, on possède encore pas mal d’énergie à exploiter pour donner vie à ses projets. A ceux qui décideraient de suivre la tendance, quelques conseils pour que cette transition se déroule pour le meilleur et sans le pire…

1. Savoir écouter son coeur

Choisir le bon business reste l’une des clés de l’entrepreneuriat. Le moteur de la passion est indispensable pour réunir plaisir et succès. Et c’est probablement encore plus important quand on crée son entreprise sur le tard. Ce n’est plus le moment de subir un métier que vous n’avez pas vraiment voulu, ni de vous lever tous les matins pour accomplir une mission qui ne vous excite pas plus que cela… Bref, menez une analyse objective et exhaustive de vos passions, de ce que vous aimez particulièrement faire et transformez ces éléments en une activité indépendante.

2. Considérer sa marge d’erreur

Un entrepreneur prend des risques et, parfois, il commet des erreurs. Cela fait partie du jeu et rend la chose excitante, dans une certaine mesure. Mais ces incidents de parcours peuvent aussi avoir des conséquences fâcheuses. D’autant plus que les « seniors entrepreneurs » disposent de moins de temps pour se retourner et tout recommencer en cas de pépin… Il faudra donc se montrer d’autant plus prudent et prendre des risques de manière beaucoup plus calculée.

3. Conserver votre « coussin d’amortissement »

La meilleure manière de minimiser les risques d’un business à cette période de la vie est d’éviter, autant que possible, d’aller piocher dans l’argent destiné à financer sa retraite. Ce n’est pas le moment de mettre en péril votre sécurité si le succès n’était finalement pas au rendez-vous. Il serait donc préférable de vous tourner vers un domaine d’activité ne réclamant pas d’investissements trop importants, ou comportant des potentialités de perte raisonnable. Encore un conseil: posez-vous des limites d’engagement financier et sachez vous arrêter avant d’avoir creusé un trou important en matière de dettes.

4. Capitaliser sur ses forces et son savoir

A cet âge, le meilleur atout est donc souvent l’expérience accumulée durant de nombreuses années de vie professionnelles. Le chemin le plus court et le plus sûr pour un entrepreneur en âge de (future) retraite consiste, logiquement, à capitaliser sur cette force spécifique que les plus jeunes ne possèdent pas.

5. L’éternelle question : Avez-vous l’âme d’un entrepreneur ?

C’est l’interrogation que l’on se pose à tout âge, et un lancement à cette période de la vie ne vous en dispensera pas ! D’autant plus que si vous avez été un employé durant toutes ces années, pensez-vous que vous serez en mesure d’endosser ce nouveau costume et d’incarner votre projet avec tous les risques et les responsabilités que cela comporte ? Si la réponse est un « oui » inconditionnel, vous êtes bien parti ! En revanche, et si le moindre doute subsiste et que vous avez le choix, revoyez votre position et de trouvez, peut-être, une autre manière de vivre vos passions dans la sérénité…

 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20180601-3MH30T 2018-06-01 21_54_34

    Inondations: la chaîne d’alerte est restée confite dans sa routine

  2. 45

    Etudiant(e)? Bien s’informer pour son avenir avec «Le Soir»

  3. d-20210226-GLGGM4 2021-07-18 16_39_09

    Le Comité de concertation va devoir trancher la question du masque

La chronique
  • La chronique «Vous avez de ces mots»: Du patrimoine au {matrimoine}

    Ce week-end, Bruxelles vit au rythme des Heritage Days. Mais c’est quoi, ce bazar ? C’était, naguère, les Journées du Patrimoine, au temps (révolu ?) où notre vision du passé était limitée par les œillères d’un sexisme outrancier. C’est en tout cas l’opinion du secrétaire d’État bruxellois Pascal Smet, responsable de l’Urbanisme et du Patrimoine : «  en Français [sic pour la majuscule], le terme “patrimoine” est devenu obsolète. Comme la société évolue, les mots utilisés évoluent également.  »

    Et pourquoi cette obsolescence (programmée ?) du nom patrimoine  ? Parce qu’il signifie littéralement « héritage du père » et qu’il renvoie à une époque «  où la femme était écartée de tout le processus de transmission de richesse et rendue financièrement dépendante de l’homme.  » D’où la volonté de recourir à une appellation «  plus inclusive et...

    Lire la suite

  • Pass sanitaire, maintien du masque: le bon sens prime

    Qui écouter pour décider des mesures à prendre ou à garder pour lutter contre le covid ? Le doigt mouillé de présidents de parti et d’hommes et femmes politiques ou les chiffres des scientifiques qui suivent la situation de près ? Dix-huit mois après le début de la pandémie, on se demande comment il est possible qu’on en soit toujours à se poser cette question.

    Les experts gardent la main, les chiffres disent la...

    Lire la suite