Indépendants, suivez la règle du « Double A » !

Edition numérique des abonnés

Quel profil pour être un bon travailleur autonome ?

Fuir la routine et les process très stricts d’une grande entreprise n’est bien entendu pas donné à tout le monde. Devenir indépendant réclame une certaine autodiscipline et une méthode de travail bien rôdée.

Généralement, deux types de travailleurs optent pour la vie trépidante de l’indépendant. Pour certains, c’est une occasion de rebondir, de sortir du mode salarial et de faire valoir son expertise. Pour d’autres, plus généralement starters, c’est souvent un choix naturel, induit par leur secteur d’activité.

Dans les deux cas, deux questions à se poser pour être certain de posséder le caractère autonome indispensable au travailleur indépendant : suis-je capable d’être autonome et d’amener de nouvelles idées dans mon travail ? En d’autres termes, suis-je capable de planifier et d’organiser mes missions sans aide extérieure ? Si la réponse est positive, vous pouvez passer à la suite de cet article. Dans le cas contraire, demandez-vous si cette formule est faite pour vous.

L’autodiscipline en travaillant sa volonté !

D’autre part, lorsque nous sommes plongés dans un nouvel environnement (de travail ou autre), beaucoup de personnes abandonnent leurs habitudes pour en acquérir d’autres. On dit souvent qu’il faut répéter une action pendant 21 jours pour qu’elle devienne une habitude et puisse alors être réalisée sans peser sur votre charge mentale. Logique, à condition de ne pas sombrer dans de nouvelles habitudes totalement inadaptées, bien entendu.

Pour y parvenir, on peut se poser deux autres questions : A l’heure actuelle, suis-je suffisamment autodiscipliné(e) pour travailler seul(e) sans contraintes fixées par un manager ? Si non, comment puis-je développer cette qualité ?

Si vous craignez de ne pas être assez autodiscipliné, dites-vous bien que l’autodiscipline agit comme un muscle. En vous entraînant petit à petit, et en vous créant des habitudes pour être productif, vous deviendrez, sans doute, tout à fait capable d’exercer, à moyen terme, seul et sans manager pour vous encadrer.

Viendra ensuite le moment de savoir quoi faire de votre autodiscipline nouvellement acquise (ou innée chez certains), c’est-à-dire de vous poser les questions indispensables concernant votre organisation logistique: Ai-je envie de travailler sur des horaires fixes comme avant (9h-17h par exemple), ou de me construire une organisation plus flexible (travail le matin et le soir, tennis l’après-midi) ? Ou, encore, ai-je envie de travailler moins ou plus qu’avant ?

Tout cela en ne perdant jamais de vue que votre discipline et votre autonomie doivent tenir compte des contraintes de vos éventuels clients. On en connait qui ont essayé de faire tourner la terre dans leur sens uniquement, sans aucune notion du client. Et se sont finalement rendus compte qu’on n’est jamais totalement « indépendant » de tout le monde !

 
 
À la Une du Soir.be

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La première planche du «Dernier Espadon», à paraître le 19 novembre.

  2. Auteur du 2-2, Benito Raman a fait chavirer de bonheur les supporters mauves qui avaient fait le déplacement à Ostende.

    Anderlecht en a vu de toutes les couleurs sur la pelouse d’Ostende

  3. Olaf Scholz (SPD) et Amin Laschet (CDU) au coude à coude dimanche soir.

    Elections allemandes: un fauteuil pour deux prétendants

La chronique
  • Coronavirus – La vie devant toi (saison 2), jour 563: le pire

    Le 25 septembre 2019, il ne s’est rien passé d’incroyable. C’était la vie d’avant, normale, tranquille, filant doux comme une rivière sans pluie, serpentant sagement au fond de son lit, sans cascade, sans torrent, appâtant les peintres et les poètes en mal d’inspiration. La vie d’avant, c’était un poème, une petite aquarelle accrochée au-dessus du lit d’une chambre d’hôtel.

    Le 25 septembre 2021, c’est le chaos. Quand cette femme qu’on rencontre pour la première fois, la toute première fois de notre vie, s’avance dans le hall d’entrée et nous plaque un gros baiser qui claque alors qu’on lui tendait chaleureusement le coude, on hurle (intérieurement) : « A l’aide ! Rendez-nous la poignée de main de 2019, la distanciation de 2020 ou même, allez, le hug à l’américaine, on l’a adopté direct, celui-là ! » Mais non. Le covid à l’ère du vaccin, c’est pire que tout : même les inconnu(e)s nous embrassent, et sans consentement. Ça vaut combien, ça, pénalement ?

    ...

    Lire la suite

  • Allemagne: tout change pour que rien ne change?

    Une chancelière toute-puissante qui tire sa révérence après 16 ans d’une popularité unique, la dirigeante d’une des économies les plus fortes du monde et de la première puissance d’Europe qui quitte la scène : ce devrait être un coup de tonnerre et, au minimum, un énorme « stress test » dans le ciel allemand et donc européen.

    Et pourtant il y a une forte probabilité que rien ne change radicalement...

    Lire la suite