3 choses à savoir avant de reprendre une entreprise

3 choses à savoir avant de reprendre une entreprise

Vous avez un concept, un produit… et pensez sérieusement à lancer votre start-up ou votre entreprise. Et pourquoi ne pas reprendre une société existante ? Pourquoi n’y pense-t-on pas plus souvent ? « C’est peut-être une question d’éducation ou de mentalité », explique Laurent Wenric, Manager de Sowacess, l’interlocuteur neutre pour céder ou reprendre une entreprise en Wallonie. « Etre entrepreneur a été mis sous les spotlights, et cela semble plus inspirant de partir de zéro et de créer. Ce qui est faux selon moi ». Si l’on veut reprendre une entreprise, que faut-il prendre en compte ?

Bien réfléchir à ce que l’on souhaite acheter comme entreprise

Tout le monde n’a pas la fibre d’un entrepreneur ou d’un patron. « Il faut être dans une bonne démarche et ne pas réagir sur un coup de tête ». Il faut donc avoir un réel projet, de gestion, de développement, de croissance. « Le candidat doit savoir dans quel secteur d’activités il veut investir, dans quel environnement géographique et bien entendu, les moyens dont il dispose ». Des moyens qui peuvent évidemment faire toute la différence, même s’il n’y a pas de prix moyen, tout dépend de la taille de l’entreprises, de ses résultats, du secteur, de ses ressources humaines et matérielles. Et qu’un financement n’est pas le plus compliqué à obtenir en cas de bon projet de reprise. « Pour se positionner et ne pas perdre de temps, on peut tout de même dire que les toutes petites entreprises se vendent à partir de quelques milliers d’euros, mais qu’une PME en bonne santé de quelques personnes peut se chiffrer autour de 2 à 400.000 euros ».

Chercher la bonne entreprise et faire ses devoirs

Et ensuite ? « On va à la pêche en quelque sorte. On lance quelques lignes et on voit ce qu’on trouve », métaphorise Laurent Wenric. Et on se renseigne, on en parle, on cherche les infos. Ou les cadavres dans le placard ? « ll faut savoir que la majorité des entreprises transmises le sont car le propriétaire part à la retraite. Et que le taux de survie de l’entreprise transmise avec un accompagnement de la Sowaccess après 5 ans, est de plus de 90% ». Il faut ensuite voir comment elle fonctionne, avoir accès à la comptabilité, faire une analyse approfondie pour pouvoir nourrir son business plan. Personnel, matériel, infrastructure… tout cela se prépare minutieusement et dans les moindres détails.

Se faire accompagner par des structures ou des gens compétents

Dans tous les cas, il vaut mieux se faire accompagner. « Cela évite les malentendus, les erreurs qui peuvent porter à conséquence… et cela apporte de l’objectivité au processus de décision ». Personne ne peut tout faire tout seul. Et c’est encore plus valable dans un processus de transmission d’entreprise. « Le candidat acheteur doit avoir une crédibilité auprès du vendeur, qui doit être convaincu que l’entreprise sera pérennisée et continuera à se développer ». Car la décision finale lui reviendra toujours. Etre accompagné, que ce soit par des gens compétents ou des structures comme Sowacess en Wallonie et 1819 en Région bruxelloise, peut donc faire toute la différence.

 
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