Vélo électrique : 10 jours au guidon d’un Cowboy 2019

Vélo électrique : 10 jours au guidon d’un Cowboy 2019

Le Cowboy se démarque de ses principaux concurrents en adoptant un look proche du VTT : le guidon est droit, la fourche rigide en aluminium, la salle fine et le cadre haut. Le vélo électrique belge ne comporte pas de moyeu à vitesses intégrées, mais une courroie en caoutchouc et fibre de verre et un moteur électrique de 250 W. La transmission par courroie présente un solide avantage : elle requiert peu ou pas d'entretien.  

Pensé avec goût, il est doté d'un système d'éclairage connecté : un phare puissant, directement intégré au tube de direction (à l'avant) et un autre sur la batterie arrière, amovible. Le freinage augmente l'intensité du feu. 

Un modèle standard 

L'équipement est volontairement minimaliste. La personnalisation n'est pas une option à la commande. Pas de béquille, de sonnette, de garde-boue, ou de porte-bagage : c'est la communauté (hyperactive) des utilisateurs qui enrichit sa portée, en conseillant des accessoires. Le prix à payer, sans doute, pour maintenir un prix compétitif (1990€) face aux principaux concurrents, dont VanMoof.   

Dernier détail, loin d’être négligeable : une taille unique M/L, pour laquelle il faut mesurer entre 1m70 et 1m95. Le design est très masculin, ce qui n'exclut pas d'emblée les filles, mais ne leur facilite pas toujours la tâche non plus. Un Cowboy plus petit avec une barre oblique est sans doute la prochaine étape. 

Test Cowboy vélo électrique

Le Cowboy n'est rien sans son application  

Autant vous prévenir, le Cowboy n'ira pas bien loin sans son application mobile. Celle-ci est à l'image du vélo : elle va à l'essentiel. Quelques options : le statut du vélo, l'historique des déplacements et le support.  

La page d'accueil présente la dernière localisation, une application de cartographie destinée à guider le conducteur et un bouton qui s'anime dès que la connexion Bluetooth est établie avec le Cowboy. On peut alors allumer les feux, (dé)verrouiller et activer la puissance électrique. Durant la conduite, l'application affiche le niveau de batterie et la vitesse actuelle.     

La version iPhone de l'application Cowboy ne m'a pas posé le moindre problème en près de 10 jours d'utilisation continue. Si ce n’est une consommation importante de la batterie (prévoyez un chargeur d'appoint). J'ai reçu, l'air de rien, 4 mises à jour du vélo durant cette période. Dès qu'un nouveau logiciel interne est disponible, l'installation prend moins de 2 minutes. En 4G, l'opération est rapide et peu encombrante.  

La version 2019 est équipée d'une puce GPS et d'une carte SIM. J'ai rangé le vélo dans un local situé au sous-sol d'un immeuble, en dehors de toute couverture réseau. L'application retient alors la dernière localisation connue (la porte du garage). Pour 8 euros par mois, Cowboy propose de souscrire à une assurance via Qover baptisée Easy Rider. Le modèle 2018 ne peut pas y prétendre, mais les possibilités d'assurer son vélo auprès d'autres compagnies existent (Ethias, Allianz, etc.). 

L'application est sa force, mais aussi une sacrée contrainte. Sans elle, l'intérêt du vélo est - on l'a compris - à peu près nul. Et c'est ici qu'on peut regretter l'absence de support pour smartphone intégré. Cowboy oriente le client vers Quadlock (investissement : 60 à 70€). On regrettera également le choix radical de ne pas avoir intégré de bouton mécanique d'activation, en cas de problème avec son smartphone. 

Suite du test mercredi prochain : quid de la conduite en ville ?

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