J'ai rendez-vous dans un incubateur pour étudiants (I)

J'ai rendez-vous dans un incubateur pour étudiants (I)

«J'ai une idée d'entreprise mais a-t-elle une chance de fonctionner ? Si oui, par où dois-je commencer ?» Ces questions, tous les jeunes à l'âme d'entrepreneur se les posent. Pour les aider, des structures ont été mises en place : les incubateurs étudiants. Ici, il faut avoir de 20 à 30 ans ; être inscrit dans une université ou une haute école ; ou être diplômé depuis deux ans max.

Du côté francophone, le premier incubateur de ce type à avoir vu le jour est le VentureLab, lancé à Liège en 2014. «Nous sommes partis d'un constat, raconte sa directrice, Sophie Joris. Selon diverses études, 93% des jeunes rêvent de créer leur boîte, mais 3% seulement passent à l'acte. Interpellant ! Cet écart s'explique par trois éléments : un manque de confiance, un manque d'expérience et un manque de relations. Nous avons voulu y remédier.»

Quatre autres structures ont éclos dans la foulée en Wallonie : l'Yncubator à Louvain-la-Neuve, le Linkube à Namur, la Maison de l'entreprise à Mons et le Start Me Up Challenge à Charleroi. Avec le VentureLab, tous sont reconnus et financés par le gouvernement wallon. Bruxelles s'y est également mise. L'ULB a ouvert son Start.LAB en 2016. Idem pour l'ICHEC en 2017.


Adrien Féry a bénéficié de l’expérience VentureLab

Comment y rentrer ?

Ces incubateurs ont un fonctionnement assez similaire. Tout commence par une sélection. Il faut rentrer une candidature sur Internet, en décrivant son projet, en présentant son équipe, en expliquant son parcours... Ensuite, une rencontre est organisée avec les responsables de la structure. Cela se passe lors de sessions communes. En général, il y en a trois par an : février, juin et octobre.

Lors de l'entretien, l'aspect humain est fondamental. «A ce stade, nous ne cherchons pas tellement à déterminer le potentiel d'un projet, poursuit Sophie Joris. Notre principal critère, c'est la niaque ! Les jeunes doivent faire preuve de volontarisme.»

Une fois cela fait, les portes de l'incubateur s'ouvrent pour une période de deux ans. Les néo-entrepreneurs peuvent alors fréquenter des locaux modernes avec des espaces de co-working et des salles de réunion (accessibles après réservation). Plus important est l'encadrement. D'abord, pour aider les étudiants à cumuler leurs cours et leur projet, des facilités sont octroyées. Plusieurs universités et hautes écoles ont ainsi instauré un statut d'étudiant-entrepreneur sur le même modèle que celui de l'étudiant-sportif. Au menu, allègement des horaires.

Ensuite, des formations sont prodiguées. On les appelle les «Workshops». «Elles portent sur tous les aspects liés à la création d'une entreprise, précise Sophie Neu, responsable de l'Yncubator : conditions de vente, marketing, comptabilité, plan financier, technique de pitch, etc. Elles se donnent par petits groupes ou individuellement, à la carte.» Puis, vient le temps de rencontrer son coach personnalisé. (A suivre)

 

Sur le même sujet
Starter
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • Les espaces communs du petit hôtel sont particulièrement cosy.

    Par Marie-Eve Rebts

    Immo

    Le B-Lodge, une expérience belge un peu différente de l’hôtellerie

 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Ostende a accueilli beaucoup de monde ce week-end. Des mesures sont déjà prises pour passer un bon week-end du 15 août.

    Forte affluence et bagarre: comment la Côte s’est barricadée en 24 heures

  2. Le port du masque dans les salles rebute de nombreux spectateurs.

    La crise sanitaire met les salles de cinéma en péril

  3. Le site archéologique est déserté par les visiteurs étrangers.

    Pompéi somnole en attendant les touristes disparus

La chronique
  • «Vous avez de ces mots»: du rififi au Quai Conti

    Nous sommes en 1629. Neuf personnalités parisiennes, actives dans le domaine des lettres, ont pris l’habitude de se rencontrer chaque semaine au domicile d’un des leurs, Valentin Conrart. Le cardinal de Richelieu, alerté par son secrétaire, l’abbé de Boisrobert, s’intéresse à ces intellectuels qu’il prend sous sa protection. Il décide de donner à ce groupe le statut d’une compagnie littéraire dépendant de l’autorité royale, d’après le modèle qui a prévalu à Florence en 1582 pour la création de la fameuse Accademia della Crusca.

    Une académie procrastinatrice

    Les statuts de la Compagnie sont finalisés dès 1634 et officialisés le 29 janvier 1635 par des lettres patentes de Louis XIII. L’article 24 précise...

    Lire la suite

  • Par BAUDOUIN LOOS

    L’effroyable drame du 4 août met les Libanais face à leurs responsabilités

    Comment les Libanais se relèveront-ils de l’incroyable déflagration qui a ravagé leur capitale le 4 août à 18 h 07 ? Aux violents tourments de ce pays naguère surnommé « la petite Suisse du Moyen-Orient » – la guerre civile (1975-1990), les interventions israéliennes (1978, 1982, 2005), l’occupation syrienne (1976-2005), l’irruption de plus d’un million de réfugiés syriens (2012-2020) – succède soudain une double et monstrueuse explosion causée mardi par 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées par négligence et...

    Lire la suite