La fin de la course aux « like » sur les réseaux sociaux ?

La fin de la course aux « like » sur les réseaux sociaux ?

Fini le nombre de « like » sous les contenus Facebook en Australie. En tout cas pour l'instant. Le réseau social teste le concept avant de décider s’il l’étendra, ou non, au reste du monde. Et il n'est pas le seul. Depuis cet été, Instagram (groupe Facebook également) évalue déjà la pertinence de dissimuler les mentions « j’aime » au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon, en Italie et en Irlande. Et les premiers retours semblent concluants. 

Ce ne sont pas les premiers cependant à penser une telle démarche. En mars, c’est Twitter qui avait annoncé développer Twittr, une nouvelle version bêta du réseau au petit oiseau. Une version dans laquelle la ou le propriétaire du compte peut toujours voir le nombre de « like » et de retweets, mais pas ses followers. En tout cas, pas sans une petite manipulation. 

Préserver l’estime de soi 

Objectif affiché de ce changement majeur : limiter l’impact négatif de ces fameuses mentions « j’aime » sur l’estime de soi des internautes. Qui n’a pas en effet déjà ressenti une profonde déception à la vue du très petit nombre de pouces levés au bas de son dernier post ou de sa dernière photo ? Au point, pour certains, de se sentir parfois dévalorisés, voire mis de côté quand les amis, eux, capitalisent un maximum de soutien de la part de leurs followers. 

Quelle efficacité la mesure peut-elle avoir cependant ? La course à la reconnaissance ne risque-t-elle pas de se déplacer ailleurs ? Dans les commentaires par exemple, qui peuvent aussi pour le coup être négatifs ou blessants. 

Un saut dans l’inconnu 

Les tests en cours diront si le jeu en vaut la chandelle. En attendant, de multiples questions restent en suspens. Parmi elles : quel impact aurait un tel changement pour les influenceurs ou ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour soutenir leur business ? La dissimulation des « like » leur fera-t-elle perdre en visibilité ou, au contraire, gagneront-ils en termes d’engagement dans les commentaires ?   

Quant aux réseaux sociaux eux-mêmes, perdront-ils en attractivité si la chasse aux « like » ne se fait plus sur la place publique ? D’après une étude publiée dans Psychological Science, les utilisateurs sont beaucoup plus enclins à aimer une publication si celle-ci a déjà été adoubée par leurs pairs. Plus il y a de « like », plus la popularité du post a des chances de grandir.  

Enfin, comment interpréter cette démarche de la part des différents réseaux sociaux ? Vraie préoccupation pour la santé mentale des internautes ou simple opération de com ? Ces géants du net ont en effet souvent été accusés de contribuer malgré lui au phénomène de harcèlement en ligne.  

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