Voici les 5 freins qui empêchent les femmes de faire carrière

Voici les 5 freins qui empêchent les femmes de faire carrière

A Bruxelles, seulement 1 femme sur 2 travaille1. Du côté de la Flandre et de la Wallonie, elles sont un peu plus nombreuses, mais ce chiffre reste trop faible. Pour 5 raisons.  

# 1 Les femmes pensent que concilier vie personnelle et professionnelle est impossible. 

Et à juste titre ! Il est incroyable de constater que certaines écoles belges sont parfois fermées le mercredi après-midi, sans possibilité de garderie ou d’activité extra-scolaire. 

Même s’il est parfois agréable de mettre sa carrière entre parenthèses quelques années lorsque les enfants sont en bas âge, les femmes doivent garder à l’œil que le retard de pension s’en suivra quoiqu’il arrive. La pension moyenne d'une femme indépendante est largement inférieure à celle d’un homme, passant du simple au triple (331,87 euros pour les femmes contre 1087,63 euros pour les hommes). 

Les femmes rechignent à prendre des postes à responsabilités car elles ont peur de culpabiliser : et si on me demandait d’assister à des réunions tardives, je délaisserais ainsi mes enfants ou ma famille ? 

# 2 Elles sont peur de ne pas y arriver financièrement 

Sur les 218.172 femmes indépendantes à titre principal en Belgique, 38% ont envisagé de mettre un terme à leur activité au cours des douze derniers mois, principalement à cause de l'insécurité financière. Elles s'inquiètent majoritairement de la faible pension qu'elles percevront plus tard2. Viennent ensuite leurs peurs de ne pas arriver à payer l’école des enfants, l’Erasmus des grands, le loyer, les soins de santé… 

# 3 Les femmes manquent de confiance en elles 

Le complexe de l'impostrice3 illustre bien leur manque de confiance : il est lié à la peur de réussir et empêche les femmes de libérer pleinement leur potentiel. Inconsciemment convaincues que leur succès n’est pas mérité ou est dû à l’intervention d’une autre personne. Les femmes sont plus sujettes que les hommes à ce complexe (70% d’entre elles). Chez WoWo, ce frein est le premier et le plus fort, selon elles. 

# 4 Elles pensent qu’elles manquent de formation. 

38% des femmes belges pensent avoir les ressources nécessaires pour lancer leur propre affaire, contrairement à 60% des Américaines ou 82% des Indiennes.4 Selon les femmes interrogées au sein de la WoWo Community, elles souhaitent être formées au digital, à la gestion financière et la gestion d’équipe. 

# 5 Les femmes ne se sentent pas assez entourées pour accomplir leur projet 

Chez WoWo Community, la première raison pour laquelle les femmes nous rejoignent est la suivante : elles souhaitent rencontrer des femmes qui vivent le même quotidien qu’elles en partageant les mêmes valeurs (propres à chaque cercle). Par exemple, parler des solutions possibles pour embaucher ou se faire aider, de comment mieux gérer son temps, de leur prospection sur les réseaux sociaux… 

Le point positif dans tout cela ? Les choses évoluent !  

Depuis 2004, il y a 34% de femmes indépendantes en plus !5

Les cercles comme WoWo Community, Jump, Beabee, Women in Business, ou FAR leur proposent des rendez-vous pour s’entraider et des formations pour faire chauffer leurs cerveaux ! Le rôle principal de ces cercles est de mettre en avant des rôles modèles féminins : « Si d’autres femmes l’ont fait, vous pouvez le faire aussi ! » 

1 SPF Économie 2014 – Baromètre au féminin 

2 Étude menée par l'assureur-vie NN, en collaboration avec Indiville et avec le soutien du Syndicat neutre pour indépendants (SNI menée auprès de 1.948 Belges en 2018 (dont 1007 femmes entrepreneures) 

3 Le terme est inventé par les psychologues cliniques Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes en 1978. 

4 Amway Global Report 2018 – 44 pays – 48.000 femmes 

5 Inasti 2014 

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