Séduire un Business Angel (II) : les étapes à franchir

Séduire un Business Angel (II) : les étapes à franchir

Le questionnaire de présélection

Tout commence par l'introduction d'un dossier sur le site du réseau (http://www.beangels.eu). Il s'agit d'un questionnaire à remplir. Les startupers sont invités à répondre à treize questions. Qui sont les fondateurs ? Quelle est l'équipe ? Où se situe l'innovation ? Etc. «Ce sont des questions assez systématiques dans un processus d'analyse, explique Claire Munck, la CEO de Be Angels. Cela nous permet d'apprécier si une candidature est cohérente et claire. De même, on peut avoir une idée de la maturité du projet.» C'est l'équipe qui s'occupe de la gestion quotidienne de Be Angels, son secrétariat, qui valide ou non ces candidatures.

 

Le pitch en comité de sélection

Les entrepreneurs retenus sont ensuite invités à une présentation devant un comité de sélection. Celui-ci rassemble une dizaine de personnes : l'équipe de gestion, l'un ou l'autre membre expérimenté du réseau, voire des partenaires. C'est l'heure du pitch. «Les entrepreneurs ont 7 minutes pour convaincre et 7 autres minutes pour répondre à des questions. Tout est passé en revue : l'historique du projet, le produit/service, le business plan, le besoin de financement, etc. Une cote est alors attribuée. Si elle est suffisante, s'ouvre alors la troisième phase.»

Le pitch en forum d'investissement

Chaque mois, tous les membres du réseau Be Angels sont invités à une grande réunion. Une centaine d'investisseurs environ y participe. Ils vont écouter tous les entrepreneurs sélectionnés et, s'ils le désirent, marquer un intérêt pour l'un ou l'autre. Les startupers déballent à nouveau leurs pitchs. Le timing : 10 minutes d'allocution, 5 minutes de questions/réponses. L'assemblée peut impressionner. C'est pourquoi, pour donner plus de chances, l'équipe de gestion de Be Angels propose au préalable un coaching aux candidats. Cette formation coûte 500 euros HTVA. Si plusieurs Business Angels se déclarent séduits, on passe à la case suivante.

La négociation du deal

Une série de réunions -deux ou trois- est organisée entre les investisseurs intéressés et les entrepreneurs. «L'examen se fait encore plus précis, poursuit Claire Munck. On parle de Due Diligence : toutes les informations fournies sont vérifiées, le plan financier est passé au crible, etc.» Vient ensuite le moment d'arrêter le montant de la levée de fonds et la valorisation attendue de la start-up. Les deux sont liés, puisque les Angels se rémunèrent surtout sur les plus-values dégagées à la sortie. Pour faciliter la négociation, l'équipe de gestion joue un rôle d'intermédiaire, de Deal-Maker. Pour ce job, une commission de 3% à 5% sera prélevée sur l'argent levé. Enfin, une convention d'actionnaires scelle le deal par écrit. Au final, il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Au réseau Be Angels, on reçoit 350 candidatures par an. Seulement 20 réussiront à décrocher des fonds !

 

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