Pourquoi les fake news sont-elles autant partagées ?

Pourquoi les fake news sont-elles autant partagées ?

Selon le Digital News Report de 2019, 55% des personnes sont inquiètes de ne pas pouvoir identifier si une information est vraie ou fausse sur internet. Si la majorité des personnes ont conscience de la problématique des fake news, celles-ci semblent pourtant se propager et devenir un des problèmes majeurs de notre époque. En voici cinq raisons.  

Une attention limitée  

Face au grand flux d’informations, les personnes sont moins attentives à ce qui est partagé. Plus une information est vue ou entendue, plus elle est considérée comme vraie. La répétition mène à l’idée de véracité. Ainsi, la simple lecture du titre renforcera la croyance dans le contenu de l’article sans même l’avoir lu. 

Un mauvais choix de canal d’information 

Même si les fake news ont débuté dans la presse papier, aujourd’hui elles sont bien plus répandues sur Internet. Toujours selon le Digital News Report de 2019, 66% des personnes déclarent utiliser leur smartphone pour accéder aux informations. De plus en plus s’informent via les réseaux sociaux. Or, ces derniers, Facebook en tête, sont le canal privilégié pour le relais de ces fausses informations. Les auteurs utilisent des formats qui attirent, accrochent le regard comme des images, des vidéos et des mèmes.  

La source de l’information 

D’après une étude menée par Media Insight Project en 2017, le réflexe est d’accorder plus d’attention à la personne qui partage l’information qu’à la source qui l’a écrite. Un article partagé par une personne de confiance (ami, famille, personnalité publique...) aura plus de chance d’être perçu comme exact que s’il était partagé par quelqu’un à qui l’on accorde peu de crédit.  

Le sentiment d’appartenance  

L’être humain est un être social. En partageant les informations d’un groupe, il aura le sentiment d’appartenir à ce groupe et d’être en accord avec sa façon de penser et ses idées. Remettre en cause les informations partagées, c’est mettre en doute le groupe. La confiance est telle qu’aucune vérification n’est faite et que l’information erronée est partagée. 

Les « vraies » fake news  

La fake news est pour certains devenue un art, dont le but est surtout de divertir. Le Gorafi, Nordpresse, The Onion… tous ont pour objectif de parodier l’actualité. Le problème, c’est que certaines personnes ne se rendent pas compte qu’il s’agit de fausses informations intentionnelles, les prennent pour véridiques et les partagent.  

Vincent Flibustier, le patron de Nordpresse lui-même, expliquait dans une interview pour Mr Mondialisation : « la majorité des gens qui partagent Nordpresse en première ligne savent ce qu’ils lisent. Ensuite, cela s’affiche dans le fil d’actu de leurs amis, puis des amis de leurs amis... et là, on tombe sur des gens qui ne pigent rien. » 

Sur le même sujet
Quotidien connecté
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. L’annonce qui a suivi le Codeco rimait avec espoirs déçus.

    Comité de concertation: avec la peur d'une troisième vague, tout espoir est reporté

  2. Hospis

    Coronavirus: un pic à 204 admissions en un jour a calmé toutes les ardeurs

  3. HEALTH-CORONAVIRUS_BELGIUM (2)

    Coronavirus: «S’il y a une leçon à tirer, c’est qu’il faut éviter les effets d’annonce»

La chronique
  • Alexander De Croo, Jean-Marc Nollet et le Doudou: les gagnants et les perdants de la semaine

    Les gagnants

    Alexander De Croo

    A tout seigneur, tout honneur : le Premier ministre ouvre notre rubrique comme il a débuté la semaine, en s’imposant comme numéro un, en reprenant la main tout seul comme un grand pour offrir une leçon argumentée de lutte contre l’épidémie. Pas besoin à ses côtés d’un ministre de la Santé glaçant ou de ministres-présidents agaçants. Le boss de la Vivaldi, c’est Alexander, qu’on se le dise ! On attend la suite, bien entendu…

    La mer

    Comme d’autres au bois de la Cambre ou au parc liégeois de La Boverie, certains de nos compatriotes ont choisi la mer pour prendre un grand bol d’air. On a cru un moment qu’il s’agissait d’un hommage à Charles Trenet décédé vingt ans plus tôt. Vous savez : « La mer qu’on voit danser… » Mais non ! Si ces...

    Lire la suite

  • Les grands masques (de l’Etat) inutiles…

    On peut difficilement envisager pire tuile pour la fiabilité et la force de conviction de la parole publique. Après des mois d’un message poussant et exhortant les gens à porter un masque buccal pour protéger les autres, ne voilà-t-il pas que le ministre de la Santé est obligé de pousser et d’exhorter à ne surtout pas porter le masque que l’Etat a distribué au motif qu’il pourrait nuire à leur santé.

    C’est sur toute une...

    Lire la suite