Faire un don, sans même dépenser d’argent ?

Faire un don, sans même dépenser d’argent ?

Soutenir des associations, cela passe souvent par un don d’argent ou du volontariat. Quand on n’a ni les moyens financiers ni le temps, il est difficile d’aider les causes qui nous tiennent à cœur. C’est de ce constat que sont partis les fondateurs de GiveActions. « On avait envie de se bouger pour la planète mais on ne savait pas quoi faire et on n’avait pas beaucoup d’argent. Faute de temps, difficile de faire du volontariat », explique Maxime Van der Meerschen, l’un des cofondateurs.  

Ils décident donc de créer un moyen d’apporter un soutien via une application, GiveActions. Le principe ? Regarder une publicité pour offrir un don à un projet défini. Des gens qui ne peuvent pas donner ou n’ont jamais fait de dons peuvent ainsi apporter leur contribution, en quelques minutes. « On s’adresse à un public relativement jeune, qui n’a pas l’habitude ou les moyens de faire un don classique. Et il y a la satisfaction liée à la donation », reprend le cofondateur.  

Un don qui ne prend que quelques minutes 

Peut-on cependant sauver la planète à partir de son téléphone ? « Ce n’est forcément pas suffisant, on permet de faire le premier geste. Sensibiliser à une première problématique. Notre but est aussi la mise en avant d’entreprises vertes et éthiques. On essaie de changer les habitudes des gens », continue-t-il.  

« On n’offre pas encore des dizaines de milliers d’euros mais on fait bouger les choses ». Récemment lancée officiellement, GiveActions a déjà permis de créer 600m² de réserves naturelles, de planter 150 arbres en Belgique ou encore d’offrir 20 repas à des sans-abris. Tout cela avec un peu plus de 1.500 utilisateurs uniques, et 110 par jour.  

Un autre type de don pour un autre public 

Et du côté des associations, comment est perçue cette aide ? « C’est un autre type de don et c’est très malin de la part de GiveActions », explique Chloé Thome, porte-parole de l’Îlot, une association pour aider les gens à sortir du sans-abrisme. « On a toujours du temps, en attendant le bus ou dans le métro pour regarder des vidéos et faire quelque chose de constructif. Cela permet de faire une bonne action très facilement et rapidement. »

Pour l’association, participer est d’ailleurs plus une question « d’awareness » que de dons financiers. « L’intérêt est en termes de visibilité et de communication car ce sont des petits montants. » Après deux campagnes pour offrir des repas, l’Îlot veut même aller plus loin. « On aimerait sortir du don de repas, même si c’est concret pour les gens. Car il y a d’autres moyens d’aider, comme offrir du coaching pour la recherche de logements par exemple. Mais est-ce que c’est assez ‘vendeur’ pour un donateur ? ». Une chose est sûre, la prochaine fois que vous entendrez quelqu’un dire « et nos sans-abris ? », vous pourrez au moins le renvoyer vers l’application GiveActions.   

Sur le même sujet
Quotidien connecté
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20210226-GLGGM4 2021-07-18 16_39_09

    Le Comité de concertation va devoir trancher la question du masque

  2. PHOTONEWS_10941911-002 - Copie

    Covid Safe Ticket: la vie privée sous tension

  3. En Belgique francophone ou flamande, il n’y a guère de différence entre maternel, primaire et secondaire inférieur, contrairement aux autres pays développés.

    Salaire, charge de travail... face aux autres pays développés, nos enseignants ne sont pas si mal lotis

La chronique
  • La chronique «Enjeux»: l’Afghanistan, le cimetière de l’information

    En 2002, l’Afghanistan était 104e au classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières. En 2021, il avait dégringolé à la 122e place. Et pourtant, au cours de ces vingt années de présence militaire internationale, le secteur des médias était, avec la scolarisation des filles, l’un des rares succès dont pouvaient se targuer ceux qui ambitionnaient de créer une société plus moderne et plus libre.

    Le paradoxe n’est qu’apparent. La chute au palmarès de RSF s’explique non seulement par la montée en puissance des Talibans au fil de leur longue marche vers Kaboul, émaillée de violences, mais aussi par le cynisme de gouvernements « démocratiques » afghans peu empressés d’assurer la protection de journalistes qui enquêtaient sur leur arbitraire et leur corruption. La liberté de la presse a été le « canari dans la mine », annonçant le coup de grisou.

    Depuis la Blitzkrieg victorieuse des Talibans, des cohortes de journalistes ont quitté l’Afghanistan, de nombreux médias ont fermé, l’immense majorité des femmes...

    Lire la suite

  • L’aide à tous les sinistrés est l’honneur de la Wallonie

    La question peut légitimement être posée : la Wallonie doit-elle vraiment dénouer aussi largement les cordons déjà très sollicités de sa bourse pour indemniser tous les sinistrés des inondations de juillet ? En d’autres termes : ne faudrait-il pas faire la part des choses entre les ménages bien assurés et ceux qui ne le sont pas ? Entre les riches et les pauvres ? Les Liégeois très impactés et les autres ? Et pourquoi pas les citoyens et les entreprises, les jeunes et les vieux, les start-up prometteuses et...

    Lire la suite