Coliving : ces espaces de coworking où il fait bon vivre

Coliving : ces espaces de coworking où il fait bon vivre

Le coworking est entré dans les habitudes de nombreux professionnels. Un succès qui fait grimper la part de marché des bureaux partagés à 2,7 %, soit 700.000 des 24 millions de m2 disponibles en Belgique. Et le phénomène ne semble pas près de s’arrêter. 

Dans une société en pleine mutation, ces espaces font la part belle au travail nomade et collaboratif, en favorisant la créativité et la flexibilité. Certains ont décidé d’aller un pas plus loin… en direction du coliving. Une tendance à mi-chemin entre coworking et colocation, qui propose aux freelances de partager logement et bureau.  

Plus que des colocs 

Le coliving se présente comme une solution pour des coworkers et des colocataires en quête de « plus ». Un « plus » qui fait toute la différence : vivre et travailler sous le même toit, sans se ruiner. Si l’idée peut effrayer, force est de constater que certains travailleurs ont choisi de repousser les limites du coworking. L’objectif ? Plus de vie communautaire, plus d’échanges, plus de partenariats, plus d’émulation.  

Mais aussi davantage de flexibilité… En effet, de nombreux freelances sont des oiseaux de nuit. Rien de tel donc que d’allier la convivialité du bureau partagé au confort du domicile. L’intérêt est également financier, puisque le coliving permet de diminuer les coûts sans céder sur la qualité du logement. 

Communauté, mais aussi intimité 

Si le concept du coliving n’est pas figé, il se fonde généralement sur des espaces personnels et collectifs, parfaitement équipés, dans un esprit contemporain et au cœur de quartiers trendy. Des chambres individuelles meublées, éventuellement une salle de bain et une petite cuisine, qui offrent tout le confort nécessaire au freelance.  

Dans les communs ? Outre un salon, tout est fait pour faciliter l’activité professionnelle, comme dans un espace de coworking (wifi, espaces dédiés, équipements informatiques, etc.). Certaines formules proposent aussi une série de services : linge, tâches ménagères, voire même les repas. Autres caractéristiques ? La durée des baux varie de trois mois à trois ans et les loyers tournent autour des 700 euros tout compris (à Bruxelles).  

Des jeunes et des expats 

Au-delà des versions all-inclusive qui ont éclos dans des lieux paradisiaques, comme à Bali ou au Maroc, sous le nom de « start-up villa », les pionniers du coliving sont des villes comme New York ou Londres. Mais le phénomène s’exporte dans la plupart des grands centres urbains, entre autres à Paris avec les « hacker house ».  

La Belgique s’y met également, avec une tendance plus proche de la colocation, visant notamment à attirer les jeunes diplômés. Les nouvelles générations sont les premiers concernés par le coliving. On retrouve ainsi une majorité d’actifs entre 23 et 35 ans, dont une bonne partie d’expats. C’est le cas chez Ikoab, l’une des sociétés qui s’est lancée sur ce marché en Belgique, au même titre que Cohabs. Face au succès de ces offres, ces maisons partagées se multiplient à Bruxelles, Liège ou Charleroi. 

Sur le même sujet
Mode de vie
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Ostende a accueilli beaucoup de monde ce week-end. Des mesures sont déjà prises pour passer un bon week-end du 15 août.

    Forte affluence et bagarre: comment la Côte s’est barricadée en 24 heures

  2. Le site archéologique est déserté par les visiteurs étrangers.

    Pompéi somnole en attendant les touristes disparus

  3. SOCCER JPL DAY 01 KV MECHELEN VS RSC ANDERLECHT

    Les bulletins des Mauves à Malines: Doku a pris sa revanche, Zulj n’a pas saisi sa chance

La chronique
  • «Vous avez de ces mots»: du rififi au Quai Conti

    Nous sommes en 1629. Neuf personnalités parisiennes, actives dans le domaine des lettres, ont pris l’habitude de se rencontrer chaque semaine au domicile d’un des leurs, Valentin Conrart. Le cardinal de Richelieu, alerté par son secrétaire, l’abbé de Boisrobert, s’intéresse à ces intellectuels qu’il prend sous sa protection. Il décide de donner à ce groupe le statut d’une compagnie littéraire dépendant de l’autorité royale, d’après le modèle qui a prévalu à Florence en 1582 pour la création de la fameuse Accademia della Crusca.

    Une académie procrastinatrice

    Les statuts de la Compagnie sont finalisés dès 1634 et officialisés le 29 janvier 1635 par des lettres patentes de Louis XIII. L’article 24 précise...

    Lire la suite

  • Par BAUDOUIN LOOS

    L’effroyable drame du 4 août met les Libanais face à leurs responsabilités

    Comment les Libanais se relèveront-ils de l’incroyable déflagration qui a ravagé leur capitale le 4 août à 18 h 07 ? Aux violents tourments de ce pays naguère surnommé « la petite Suisse du Moyen-Orient » – la guerre civile (1975-1990), les interventions israéliennes (1978, 1982, 2005), l’occupation syrienne (1976-2005), l’irruption de plus d’un million de réfugiés syriens (2012-2020) – succède soudain une double et monstrueuse explosion causée mardi par 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées par négligence et...

    Lire la suite