Crowdfunding belge (I) : comment se porte le secteur ?

Crowdfunding belge (I) : comment se porte le secteur ?

<p>Certains chiffres parlent d'eux-mêmes. C'est le cas des fonds levés par les principales plateformes de crowdfunding en Belgique : 2 millions en 2014, 4 millions en 2015, 11 millions en 2016, 22 millions en 2017... Cette activité est en train de décoller chez nous. Comme chez nos voisins, d'ailleurs.</p>

<h3>Un avenir «prometteur»</h3>

<p>Il faut dire que l'Europe continentale accusait un retard par rapport aux pays anglo-saxons. Logique. Ce sont eux qui ont inventé cette forme de rencontre entre des particuliers soucieux d'un rendement utile pour leurs économies et des entrepreneurs à la recherche de moyens. <em>«Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont huit à dix ans d'avance, </em>diagnostique Frédéric Levy Morelle, le CEO de Look&amp;Fin, la première plate-forme du pays en termes de fonds levés.<em> Toutefois, nous connaissons aujourd'hui les mêmes taux de croissance que ceux-ci à l'époque. Cela veut dire que le crowdfunding pourrait devenir également significatif chez nous. C'est prometteur»</em>.<br />
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Ce financement participatif peut fonctionner par des dons (donation based crowdfunding), des aides avec contreparties en nature (reward based), des prêts (crowdlending) ou des prises en capital (equity). Les deux dernières formules ont besoin d'un agrément de la part de l'Autorité des marchés, la FSMA. Dans notre pays, c'est l'activité de prêt qui est de loin la plus importante avec 70% des sommes levées. Principale raison ? Beaucoup de citoyens sont à la recherche d'un meilleur rendement que les dépôts bancaires. Et ils semblent avoir pris confiance dans le crowdlending.</p>

<h3>Passage à l'âge adulte</h3>

<p>C'est que les plateformes de ce type exercent en général une sélection drastique des projets à soumettre aux candidats-investisseurs, afin d'offrir les plus sécurisants. <em>«Les principales plateformes qui font du prêt ou de l'equity ont déjà cinq à sept années de fonctionnement, </em>analyse Xavier Corman, CEO d'Edebex et administrateur de FinTech, la fédération belge des nouveaux acteurs de la finance.<em> Elles arrivent à maturité et sont bénéficiaires. C'est un «plus» pour les utilisateurs. La prochaine étape consistera à sortir de nos frontières. C'est indispensable, car le marché belge est trop étriqué».</em><br />
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La maturité peut se mesurer d'une autre façon. <em>«Auparavant, le crowdfunding était considéré comme un concurrent des banques, </em>poursuit Xavier Corman<em>. Aujourd'hui, il est beaucoup plus perçu comme complémentaire. Il permet à une start-up de structurer un premier dossier de financement. Une fois cette étape réussie, d'autres acteurs peuvent alors intervenir ou prendre le relais : Business Angels, sociétés de capital-investissement, banques... C'est donc toute une chaîne de financement qui est en train de se (ré)organiser. Pour le grand bénéfice des entrepreneurs».</em></p>

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