Les freelances, qui sont-ils ?

Les freelances, qui sont-ils ?

Dans moins de 10 ans, les freelances devraient représenter plus de la moitié de la force de travail aux États-Unis. C’est là-bas, Outre-Atlantique, qu’a commencé à se développer la gig economy. Mais la tendance est bel bien arrivée en Europe. Aujourd’hui, 94 millions de travailleurs indépendants seraient actifs dans les 15 pays cœur, la grande majorité par choix. Pour l’heure cependant, il s’agit dans la plupart des cas de revenus complémentaires.
 


Toutes les études vont dans le même sens : contrairement aux idées reçues, la gig economy est loin d’être réservée aux jeunes fraîchement sortis de l’école. Au contraire. Le freelance moyen est un homme de moins de 40 ans, même si l’âge et l’écart entre les sexes tendent à se réduire. C’est aussi un travailleur qualifié, voire très qualifié. La plupart a un diplôme et fait preuve de plusieurs années d’expérience.
 


Il faut dire que prester à la mission a ses avantages. Premier d’entre eux : la flexibilité du lieu de travail - 95% des freelances apprécient le fait de pouvoir travailler de chez eux -, mais aussi des horaires. Beaucoup d’entre eux travaillent le soir et le week-end. Autres motivations mises en avant : la possibilité de choisir ses projets, l’absence de hiérarchie ou encore le salaire.




Tout n’est pas rose cependant, même pour ceux qui ont opté volontairement pour la voie de l’indépendance. La recherche de clients est la principale difficulté. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de professionnels choisissent de s’inscrire sur des plateformes mettant en lien offreurs et demandeurs. Car, au final, le travail ne manque pas. Aux États-Unis par exemple, la majorité des entreprises ont accru leur recours aux freelances. Et une fois que la relation est établie, celle-ci est le plus souvent appelée à perdurer. Deux tiers des freelances travaillent en effet de manière récurrente pour leurs différents clients.
 


Attention quand même, une certaine inadéquation qui peut parfois exister entre cette offre et cette demande. Chez nos voisins français par exemple, c’est dans le secteur du design et de la création que se trouve le plus gros contingent de freelances, alors que les entreprises, elles, sont surtout à la recherche de main d’œuvre spécialisée dans le développement ou la programmation.
 

 

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