Les Millennials, une génération de freelances ?

Les Millennials, une génération de freelances ?

La génération Y, celles dont les représentants sont nés entre 1980 et 2000, a une autre vision du travail que ses aînés. Elle a surtout d’autres priorités dans le monde professionnel. Apporter une contribution positive et travailler avec des personnes enrichissantes plutôt que d’arriver au sommet de l’entreprise ou de gérer une équipe. Les Millennials sont aussi de plus en plus à vouloir lancer leur business.

Les jeunes attirés par le freelance

Selon une étude du bureau de consultance ADP auprès de 10.000 salariés européens effectuée en 2017, la génération Y est attirée par le travail freelance. 37% des 16 à 24 ans (avec un petit bout de la génération Z donc) et 36% des 25 à 34 ans envisagent activement de faire la transition et de lancer leur propre business. En Belgique, ils sont ainsi près de plus en plus nombreux à avoir lancé leur activité. Si le pourcentage de starters entre 18-30 ans n’a pas beaucoup évolué depuis 2006 (entre 33,8 et 35,5%), le nombre absolu a connu par contre une plus grande augmentation.

40.000 nouveaux starters issus de la génération Y

Ils sont ainsi près de 40.000 (39.565 pour être exact) entre 18 et 30 ans à avoir lancé leur activité en 2017 selon les chiffres de l’INASTI, transmis par Acerta. Ils n’étaient ainsi « que » 24.544 en 2006. Une augmentation de 61% depuis lors ! Rien qu’entre 2016 et 2017, l’augmentation est de 5%. « On constate que les moins de 30 ans n’ont pas envie de rester dans la même entreprise ou de faire le même travail toute leur vie », explique Frédérique Verbrugge, Manager Delivery Starter & Indépendant chez Acerta. Et pour être encore plus précis, on remarque que la tranche d’âge 25-30 ans est plus représentée (18,9%) que les 22-25 ans (10,1%). Pourquoi ? « Cette tranche d’âge a déjà travaillé, a effectué quelques jobs. Ils veulent d’abord avoir une expérience et créer leur propre réseau avant de se lancer et de créer leur business », ajoute-t-elle encore.

Pourquoi devenir freelance

Être freelance a deux côtés. Il y a parfois le côté cliché du « tu travailles quand tu veux ». Dans l’absolu c’est vrai. Mais la quasi-totalité des activités freelance demande beaucoup d’investissement, de temps, d’efforts. Au début, on ne gagne pas forcément bien sa vie. Il faut trimer pour convaincre des nouveaux clients, quand on n’a pas forcément (encore complètement) l’expérience et l’expertise. Mais être freelance, c’est aussi travailler pour soi. Être libre, ne pas être bloqué dans de grandes structures procédurières ou avec plusieurs niveaux de management. Lancer son activité, c’est souvent vivre de sa passion, et créer. D’ailleurs, et si on se lançait ?

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