Semaine de 4 jours : la solution pour éviter le burn-out ?

Semaine de 4 jours : la solution pour éviter le burn-out ?

<p>4 jours de travail par semaine au lieu de 5... Garder une journée pour décompresser, s’occuper des tâches journalières, ou simplement passer plus de temps en famille. Bref, pour s’assurer un meilleur équilibre vie privée / vie professionnelle. Et le tout, en gardant le même salaire...</p>

<p>En ces temps de burn-outs en série, l’idée n’a jamais autant fait débat. Et dans certains pays, elle commence même à susciter l’adhésion de certains... patrons !</p>

<h3>Une formule à la carte</h3>

<p>Pas de recette magique, les entreprises qui ont décidé de tester la semaine de 4 jours ont plus ou moins toutes opté pour une formule différente. Basecamp par exemple, aux Etats-Unis, ferme le vendredi entre le 1er mai et le 31 août. Pourquoi ? Pour laisser à ses salariés l’opportunité de profiter de l’été, tout simplement. Le modèle a d’ailleurs fait des petits, en France notamment, chez Love Radius. Là aussi, vendredi, c’est congé pendant l’été.</p>

<p>Versa, une entreprise de marketing digital australienne, a elle choisi le mercredi, mais toute l’année. Quant à Yprema, en France également, et Monograph, à San Francisco, elles laissent le choix (plus ou moins) à leurs employés de leur troisième jour off, en fonction de leurs autres activités professionnelles ou de loisir.</p>

<h3>Et chez nous ?</h3>

<p>En Belgique, pas de cas revendiqué dans une société commerciale. Le PS et la FGTB sont de fervents défenseurs de la mesure. La semaine de 32 heures faisait d’ailleurs partie des propositions du syndicat socialiste lors des négociations interprofessionnelles fin 2018.</p>

<p>Mais le moins que l’on puisse dire c’est que les fédérations patronales et le MR ne partagent pas cet avis. Arguments avancés : la semaine de 4 jours serait trop coûteuse et ne ferait d’accroître les difficultés de recrutement dans certains secteurs en pénurie.</p>

<h3>Qu’en disent les (quelques) études ?</h3>

<p>Jusqu’ici, les retours d’expériences de des sociétés ayant testé la semaine de 4 jours, ainsi que les études menées sur le sujet, arrivent plus ou moins toutes à la même conclusion. Il n’y aurait aucun impact négatif sur les résultats de l’entreprise. Au contraire, le spécialiste de la finance Perpetual Guardian, en Nouvelle-Zélande, aurait enregistré une hausse de 20% de sa productivité, de quoi compenser les 8 heures de travail en moins. Et il n’est pas le seul. Chez Pursuit Marketing à Glasgow, l’augmentation aurait même atteint les 30%.</p>

<p>Pourquoi ? Parce que les travailleurs sont plus motivé et donc plus engagés. Et pour cause, l’étude menée chez Perpetual Guardian souligne un niveau de stress réduit (de 45 à 38%) et un équilibre vie privée / vie professionnelle renforcé (de 54 à 78%) suite à la mise en place de la semaine de 32 heures.</p>

<h3>Un air de déjà vu</h3>

<p>Ces conclusions ne sont pas sans rappeler celles observées au début du XXe siècle, lorsqu’Henri Ford a instauré la semaine de 5 jours tout en doublant le salaire de ses salariés. Les mesures avaient, là aussi, boosté la productivité. Alors qu’en penser au final ?</p>

<p>Tout d’abord, qu’il ne faut pas pour autant négliger le stress potentiellement engendré par un tel changement chez certains salariés. Certaines sociétés sont d’ailleurs revenues en arrière. Ensuite que la mesure nécessite certainement quelques ajustements en termes d’organisation. Par exemple, en mettant fin au phénomène de réunionite, particulièrement chronophage. Enfin, qu’un tel bouleversement n’est peut-être pas possible (pour l’instant ?) dans tous les secteurs et pour toutes les fonctions.</p>

<p>Mais qui dit qu’un modèle unique doit s’imposer ? Une chose est sûre, l’automatisation des tâches répétitives, et le gain de temps qui en découle, semblent l’occasion parfaite pour envisager une semaine plus courte sans perte d’activité.</p>

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La semaine de 4 jours chez Perpetual Guardian - Le regard de son CEO</p>

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